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(JOAN) Mainte fleur épanche à regret son parfum doux comme un secret dans les solitudes profondes.

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message posté : Jeu 8 Juin - 17:49



Mainte fleur épanche à regret son parfum doux comme un secret dans les solitudes profondes.
Joan & Anthea

Le temps file et se défile. Elle est là depuis bien trop tôt, mais Camile s’évertue à la déposer avec ce petit quart d’heure d’avance. Elle a sa chaise, même si ce n’est pas écrit. C’est son espace, assise, dans le fond. Sur la dernière ranger, à l’extrémité, de quoi ne pas se mêler trop, de quoi se créer un petit monde autour d’elle pour ne pas faire attention à ce qu’il se passe. Elle laisse son regard se perdre dans le décor détestable de la pièce. L'espace d'une seconde, ses yeux sont clos, à la recherche du répit qu’elle a tant besoin, une fraction de seconde pour trouver le goût sucré de la vie. Surtout, pour s'imaginer ailleurs, pour prendre un peu d’hauteur loin de tout cela. Ses yeux cherchent les belles images parmi celles teintées de de cet être informe, invisible. Cet être qui étouffe un peu la flamme pour réveiller tous ses organes qui a la besogne de faire aller son corps détraqué. Ce corps à la recherche d’une Madeleine pour réparer tout ça. Qu’elle cesse de se nécroser. Elle penche légèrement la tête en arrière quand l'enfant décide de réouvrir les yeux après ses milliers de millisecondes. Le plafond est toujours aussi laid comme le reste. Ça lui donne envie de vomir. Ils pourraient mettre un peu de couleur dans tout ce gris. Enfant perdue, elle aimerait être la petite fée de quelqu'un, un peter pan qu’il faut aider pour retrouver son ombre. A cette pensée, elle regarde la marque sur son poignet. Quelques milliers de secondes, juste assez pour empêcher la tristesse prendre place au creux de son coeur. Et si elle partait ? S'envoler pour de bon. Voler. Elle a toujours voulu le faire. Toucher les étoiles et les nuages. S'endormir dans l'immensité de l'espace. Pour toujours. Elle se perd dans le labyrinthe de ses pensées. Elle se perd dans l'immensité de sa mélancolie. Ses yeux se perdent dans le vide. Les voix traversent à peine son attention, elles ne guérissent pas. Elles l'enferment un peu plus dans cette prison dont elle n'a plus la clé. Elles l'enferment dans cette vie. Elle n'a plus envie d'essayer. Elle ne laisse plus de chance à la vie. Elle ne laisse plus de chance à l'espoir. Elle s'offre une dernière soirée. Un dernier instant pour dire au revoir. Sous son gilet noir, elle cherche le contact de sa peau, les morceaux d'ailes qu'elle s'arrache un peu plus fort. La douleur est vive. Mais le temps est réel, le temps que la douleur prend vie sous ses doigts. Elle a l'impression d'être visible un peu plus. Elle ne brille pas. Elle devient visible sous la douleur, elle est prête à s'envoler un peu plus haut. Oui. Elle cesse de donner à la vie l'importance qu'on lui doit. Elle n'est même pas apte à trouver son âme-sœur. Anthea finit par répondre contact avec la réalité. Son nom la tire de ses rêveries cauchemardesques. Elle sait pourquoi. Elle offre un non de la tête presque invisible. Les mots n'arrangent rien. Puis ils sont avides de voir sa chute. Et elle ne veut. Elle ne parlera pas. Ses lèvres scellées, elle fait le tour d'horizon. Elle remarque la silhouette nouvelle. Si elle a les courbes d’une nymphe, elle se tient comme un ogre. Mais vite, elle quitte le regard de la nymphe-ogre pour regarder à nouveau ses murs gris. La voix du meneur de réunion offre la pause. Elle s’étire doucement, telle une féline qu’elle n’est pas. Anthea se lève. Elle frotte le cuir noir qui couvre ses jambes, par habitude, avant de fermer le gilet, elle cache le débardeur, de la même couleur que son pantalon, qui couvre simplement le haut. La tristesse est cachée par ce gilet, qu’elle tient fermement par les manches. Ses cheveux un peu en bataille en cadre son visage pâle. Son regard se perd à nouveau, comme toujours. Vers la porte, elle songe doucement à prendre la fuite. Alors qu’elle s’apprête à prendre la fuite, elle voit ce petit papillon qui guide son triste cœur. Elle suit du regard, elle se pose près des verres remplis d’eau ou du jus. Elle peut boire un peu, pourquoi pas ? Anthea sert ses bras contre elle, de quoi tenir son corps qui donne l’impression qu’elle va se disloquer, qu’elle va s’effondrer. Mais son estomac réclame de quoi remplir cette pauvre poche vide. Elle attrape son jus d’orange, avant d’aller prendre un cookie. Mais sa peau ne sent pas la texture du biscuit mais plutôt celle d’une peau humaine. Elle finit par lever les yeux, voir à qui la main appartient.
juin 2017
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message posté : Jeu 8 Juin - 23:01


MAINTE FLEUR ÉPANCHE À REGRET SON PARFUM 
COMME UN SECRET DANS LES SOLITUDES PROFONDES.
Anthéa✧ Joan
Horreur du jeudi soir, soirée gâché dans l’enfermement et l’obligation d’écouter geindre chaque pairs sur l’horrible violence qui prend dans les tripes et qui se contrôle difficilement. Ce n’est pas comme si le problème est insurmontable. Il n’est pas si difficile à taire sur une longue période. La colère n’explose pas tel un volcan. Joan ne se sent pas l’envie d’y remettre les pieds une semaine de plus mais elle n’a pas le choix. Le rituel monotone du jeudi est présent pour une raison qui l’emprisonne entre quatre murs. C’est après le travail qu’elle court derrière l’horloge. L’aiguille file sans elle. La voiture fonce sur la route pour éviter le gros retard. Ses pas rapides avalent le béton sans répit pour diminuer la distance qui la sépare de son groupe de parole.  A gauche, à droite, encore à droite… Labyrinthe sans fin qu’elle ne connait que fort peu au vu de tous les changements effectués dans les attributions de salle. Bien sûr, elle a été trop lente. La porte s’ouvre sur une conversation déjà entamé et elle se glisse l’air de rien entre les rangs pour se trouver une place convenable où on ne la remarquera pas trop. De quoi se cacher derrière le balourd à côté d’elle dont elle adopte la position décontracté, jambes écarté. Elle écoute les plaintes de ces têtes inconnues en se rendant bien vite compte que ce n’est pas la séance pour laquelle elle s’est déplacée. Bande de drogués en manque qui la pousse à lever les yeux au ciel. Elle n’a pas signé pour plus d’une heure de malheurs sous forme de délires psychédélique. Elle pourrait sans doute se lever et quitter la pièce, quitte à attirer les regards sur elle  mais elle ne le souhaite pas. Elle préfère se faire oublier sur sa chaise inconfortable en écoutant des histoires nouvelles. Elle regarde à peine ceux qui l’entourent. Les problèmes semblent clichés et l’aide légère. Ça craint bien plus fortement que la violence qui a le mérite de se varier dans des formes insoupçonnables.

Pause.

Elle aurait presque envie de chanter libéré, délivré. Les paroles ont eu la tendance fâcheuse à coller à toutes les situations pénibles depuis qu’elle a eu le malheur de voir ce film. Elle se lève pour effectuer quelques étirements. Son esprit est déjà fatigué de ces bêtises innommables, elle a l’impression de sortir d’une sieste trop longue. Une fois ses jambes dégourdies, elle s’avance vers le réconfort sucré qui trône sur la table. Certains ne se gêneront pas pour la traiter de morphale mais elle n’a toujours pas soupé. Son estomac gronde les huit coups de vingt heures, en demandant à boire et à manger. Elle se sert la boisson la plus insipide, aussi appelé eau, pour se caler un peu l’estomac. Mais ce ne sera pas suffisant. Elle a bien vu toutes les douceurs qui séduisent son estomac à distance. A pas de loup, elle approche ses cibles chocolatées. Les jolis cookies absents de ses réunions habituels pourraient la faire changer d’avis quant à son problème. Elle veut bien devenir une droguée. Elle leur parlera de son addiction au sucre qui l’empêche de se nourrir correctement. Elle leur dira que tout cela a commencé à cause d’une réunion. Sa main est dans le plat, elle a trouvé le plus gros lorsque quelqu’un tente de lui voler son bien. Du moins c’est son interprétation de des doigts qui palpe sa chair.

«  T’as que des problèmes de bourge. »

Le ton est dédaigneux, les consommateurs de drogue n’ont jamais attirée sa sympathie. Ils dépensent inutilement sans compter pour un plaisir égoïste qui ne les conduit que trop lentement en enfer. Ils pourraient au moins avoir un peu de courage et être plus violent. Le regard noir colle à sa démarche et son look des moins travaillé entre un jeans et une veste de cuir qui s’ouvre sur un top noir. Une gorgée d’eau, avant de déposer son verre sur la table. La fille en face d’elle a le look de la mort mais elle la trouve plutôt séduisante pour un tel manque de goût. Elle ne peut s’empêcher de l’associer à la famille Adams, Morticia a toujours eu le don de la faire fantasmer. Elle saisit le poignet sur sa main pour l’en retirer.

« Tu peux au moins me laisser manger un cookie tranquillement. Si t’es assez courageuse, tu pourrais te laisser mourir de faim… T'as déjà le look de l’enterrement. »

Elle croque dans le biscuit. Elle est satisfaite de sa punchline gratuite qui fera sûrement fuir Mercredi loin d’elle. Joan n’est pas venu pour faire la causette son tour a été passé avec soulagement au vu de sa première visite.


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message posté : Sam 10 Juin - 9:47



Mainte fleur épanche à regret son parfum doux comme un secret dans les solitudes profondes.
Joan & Anthea
La libération arrive doucement, pas celle de son corps et de son esprit, celle de sa foutue réunion. C’est une prison éphémère qui lui laisse un peu de répit entre deux demi-heures. Mais elle aimerait s’en débarrasser. Elle n’a plus besoin tant que ça de tenir. La fin d’année approche, la peur aussi qui pointe le bout de son nez. Qu’est-ce qu’elle va faire ? Qu’est-ce qu’elle va réellement faire ? S’enchaîner à un métier qui ne fera qui lui arracher le peu d’ailes qui lui reste. C’est un mensonge quand on parle de barreau pour une prison. Parfois, les barreaux ont la forme de silhouettes humanoïdes qui ne cherche qu’à nous étreinte jusqu’à nous vider de ce qu’on est. Anthea veut respirer, elle veut vivre. Apprendre à vivre serait le terme le plus exacte. Elle ne sait pas ce que c’est, réellement vivre. L’enfant sans aile a cependant des besoins primaires comme tous. Boire et manger, mais c’est surtout le second qui se manifeste. Un cookie pris de sa main libre, elle sent la douceur d’une peau humaine. La peau rallume quelques lanternes éteintes, quelques feus qui ne demandait qu’à trouver de quoi prendre vie. Ce n’est qu’un petit foyer, un battement qui a manqué. Ses yeux se posent sur le visage. C’est la nouvelle. Le destin fait donc bien les choses, non ? Le temps qu’elle prenne doucement vie, elle sent la froideur de la nouvelle à travers chacun de ses pores. Elle se rétracte, mais elle n’a pas envie de la laisser partir, elle n’a pas envie de la voir partir. Quelque chose la tient à elle, quelque chose la lie à elle. Mais les mots sont aussi piquant.

« Pas besoin de t’avoir comme problème supplémentaire, alors. »

Les mots se veulent tout aussi froid que la personne en face d’elle. Elle n’a pas envie de la voir partir, en réalité. Sans réellement savoir pourquoi, peut-être cette histoire d’âme sœur qui prend tout son sens. Elle ne sait pas où poser ses yeux, un peu de couleur entre ses quatre murs, elle n’était pas réellement prête. Pas de suite. Sa planche de salut ne peut pas se trouver devant la petite teigne en face d’elle. Elle ressemble à ses animaux blessés mais bien trop orgueilleux pour le montrer. Anthea l’admire presque. Ce petit truc qu’elle dégage, elle aimerait la voir. Elle pourrait peut-être briller, juste un peu. Ou récupérer quelques morceaux de ses ailes. L’enfant sans aile finit par détourner le regard, la petite étoile n’est pas si mal dans son genre. Ses courbes et la douceur de ses traits éveillent ses amours refoulés. Sa main loin du cookie qu’elle désirait, elle s’en prend simplement un autre.

« J’vérifie simplement si tu ne manges pas tes doigts avec, il ne faudrait pas que tu croques la vie à pleine dents. »

Son regard finit par trouver son jumeau, elle n’a pas envie de se laisser démonter. Il est facile de se défendre dans un endroit comme celui-là, puis, elle a l’impression que c’est la marche à suivre. Le même papillon noir qui l’a guidé vers la nourriture se pose sur l’épaule de la jeune femme quand Anthea cherche à partir. Rester n’est peut-être pas si mal. Ses lèvres cherchent le goût sucré de son jus du fruit. Une petite gorgée, il faut pour tenir un peu. Elle regarde le biscuit se faire avaler tel un monstre trouvant sa victime bien trop gouteuse. Une fois que l’étoile inconnue vient en cherche un second, elle saute sur l’occasion pour lui rendre l’accueil qu’elle lui a offert.

« Evite de finir tous les cookies, ça ira sur tes hanches. Elles sont assez bien comme ça. »

C’est à l’inconnue qui ferait mieux de fuir, elle panique un peu. Elle n’est pas réellement prête pour ce qui l’attend, elle n’est pas réellement prête pour ce qui se prépare, elle aimerait retrouver des ailes. Même si elles sont en cartons ou en papiers, de quoi donner l’illusion d’une force qu’elle n’a pas. Elle panique, comme toujours. Elle ouvre la porte à l’inconnue en essayant de la faire fuir. C’est elle, l’animal blessé et effrayé, l’étoile qui brille un peu trop fort pourrait peut-être la manger tout entière, si elle ne fuit pas. Anthea ne sait, elle est perdue. Comme toujours. Mais si le papillon l’indique de rester, c’est qu’elle ne risque pas de finir plus disloquer qu’elle ne l’est déjà.
juin 2017
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message posté : Sam 10 Juin - 16:16


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COMME UN SECRET DANS LES SOLITUDES PROFONDES.
Anthéa✧ Joan
Si les changements de salle inopinée ont eu raison de sa séance de groupe, ils n’ont pas eu raison de son appétit. La pause sonne toujours la fin du ventre qui crie famine après une longue journée. Péchés mignons de la semaine que ces douceurs proposés. Il est dommage que si peu de biscuits se retrouvent attaqués par tant de main. Joan ne peut même pas se servir tranquillement qu’une môme l’attaque pour lui voler son si précieux biscuit. Elle sort les griffes sans aucune raison valable si ce n’est la mauvaise humeur qui lui colle constamment à la peau. Il n’y a pas de congé qui la rendrait plus agréable pour une journée ou une semaine. Cela n’existe pas, surtout quand la môme décide de contre-attaqué. Vilaine gamine qui veut jouer, elle se lance sans réfléchir dans un jeu des plus idiots. La policière n’est pas réputé pour ses réflexions profondes sur le bien et le mal.

« T’as raison. Vaut mieux se méfier des flics quand on met n’importe quoi dans son corps. »

L’ambiance laisse place à la confession, petit secret qui glisse aux oreilles de la brune avec un sourire carnassier. Ne pas laisser les gens s’approcher est bien la première règle qu’elle s’est imposée. Les barrières invisible se posent. Elle les espère assez imposante pour arriver à repousser un si petit bout de femme. C’était mal jugé son envie de mourir. Pourtant sa tenue aurait dû lui indiquer qu’elle préfèrerait se jeter sous les griffes d’un monstres plutôt que fuir. Elle observe Mercredi, ou plutôt elle mate ce qu’il y a maté, avec un sourire qui s’élargit au vu du comportement de fuite. Elle croque un bout de son cookie comme elle aurait pu engloutir ce petit être insignifiant. La môme est assez discrète pour que ça disparition n’inquiète personne dans la salle.

« C’est bon ? T’as réussi à compter jusque cinq ou il te faut plus de temps ? J’préfère bouffer les doigts des chieuses en général. Tu veux tenter ta chance ? »

Elle aiguise les griffes, elle les rend un peu plus tranchantes. L’insinuation de la croquer à pleine dent en délaissant la vie doit être claire. Persécuter jusqu’à la faire tomber car elle a lâché prise, lui montrer l’animal sauvage qui ne veut pas sociabiliser, attaquer juste pour sa présence dérangeante. La méthode est précaire et ne fonctionne qu’une fois sur deux de façon radicale. La fleur est trop fragile pour être convoitée, elle ne laisse même pas envisager un puissant poison sous ses pétales.  Elle aurait pensé la famille Addams plus distrayante mais non elle est obligée de se contenter des pépites chocolatées pour apprécier le moment. La faim fait disparaitre en trois bouchés la friandise qui laisse place à la suivante. Elle se fout bien de savoir que l’accès au plat est plus compliqué à cause de sa présence. Tout ce qui compte c’est qu’elle puisse croquer dans ce nouveau biscuit.

« Est-ce que tu choisis te vêtements en fonction de ce qui risque de t’arriver dans la journée ? »  La mort vient d’emporter une dizaine de fois son interlocutrice de façon toute plus original dans son esprit.   « Tu devrais faire attention à ta ligne aussi, gamine. Les jus de fruit vont te rendre obèse à ce rythme ! »

Le compliment est retourné avec si peu de délicatesse qu’il ne risque pas de l’étouffer. Elle ne s’est jamais faite aussi rapidement insulté sur son physique qu’en ce moment précis. Elle aurait dû être plus sauvage dès le début. Le look se travaille bien plus rapidement que des poignées d’amour ou un gros cul qui doit fondre. La remarque la fait boulonner. Sale gamine! Les mots l’empêchent de quitter la pièce. Elle ne laissera pas partir si vite cette petite vipère qui est déjà arrivé à toucher son cœur en plein centre. La rancune ne la laissera pas faire.  Elle veut la voir au tapis ou au moins s’amuser un peu avant de l’abandonner à cette réunion. Le cookie à peine croquer est posé sur la table. Joan a perdu l’appétit des sucreries, elle commencera sans doute un régime dès demain. Fini les petits plaisir stocké dans ses tiroirs. Ses hanches ne prendront pas plus d’ampleur. Elle s’éloigne d’ailleurs de la table sans quitter la môme pour autant.

«  Alors Mercredi, tu te shootes à quoi ? Même en éliminant les drogues qui coupent l’appétit, ça laisse du choix. »

La rancune est tenace malgré le ton doucereux qui l’empêche de trop se faire ressentir. Elle ne compte pas la lâcher sur ce point sensible qu’elle a poignardé en cinq seconde. Elles ont beau se faire un peu bousculer par le passage, le chat ne veut pas laisser partir la souris. Joan l’entraine un peu plus loin d’une main délicate sur l’épaule. La gamine a beau l’avoir vexé, elle ne veut pas finir la conversation si rapidement. Il lui restera bien trente minutes pour se terrer dans le silence.

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message posté : Dim 11 Juin - 0:42



Mainte fleur épanche à regret son parfum doux comme un secret dans les solitudes profondes.
Joan & Anthea
« Au moins, je prends exemple sur la justice, pour mes tenues. »

Elle lui relance l’épine sur sa propre tenue. Elle n’a pas à ressembler à une princesse quand aucune autre l’attend quand elle sort. Et la seule qu’elle attend semble être bien plus épineuse qu’une rose. Elle ressemble à ses étoiles bien trop inaccessible. Mais le papillon sans ailes n’a pas envie de croire qu’elle a trouvé sa moitié. Elle n’est pas une légende d’un philosophe romain ou grec. Elle se contente de se montrer plus piquante que la rose étoilée qu’elle a devant elle. Malgré les épines, la rose est belle. Elle aurait pu être remplie de douceur, si elle n’était pas si piquante. Se protéger, peut-être qu’elle devrait opter pour cette solution. Se protéger du monde qui l’entoure, s’entourer d’épines comme celle en face elle. Elle se demande ce qui la rendu si acerbe. Elle devrait fuir, prendre les jambes à son cou, la corde de sortie. Mais quelque chose lui donne envie de rester à ses côtés, à se piquer un peu plus contre les épines de la belle étoilée.

« Je passe mon tour, j’ai encore besoin des miens. Il faut bien ramasser tes miettes de doigts. »

Toutes deux ont pris des airs de tigresses, mais seul celle en face d’anthea ressemble réellement à un félin. Elle ne fait que ressembler à un chaton à la recherche d’une mère pour l’aimer, de quelqu’un pour prendre soin d’elle, quelqu’un pour simplement lui donner l’affection qu’elle quémande à chaque regard. Mais ce n’est pas ce qu’offre la féline en face d’elle. Elle a contenté d’allumer la mécanique de son cœur sans être le docteur madeleine. De toute façon, elle n’a rien de sa tendresse ou de l’amour qu’elle offre à l’enfant avec son cœur-horloge. Et l’étoilée est vorace, elle mange comme un monstre. Bien que ces traits soient plus exquis qu’un monstre.

« Oh, mais mouche est piquée ! Et bien, tu pourras avoir la chance de broyer du noir, non ? Ce ne sera plus qu’une expression. Après, peut-être que tu es une femme chocolat et que tu attends qu’on te croque les cuisses. A moins que tu préfères qu’on te les taille à la hache. »

Petite pique plus liée à sa tenue, mais l’envie de lui offrir son jus de fruit comme nouveau shampoing lui trotte dans sa tête. Mais elle n’a pas envie d’offrir un scandale à toute l’assemblé. Elle n’a pas envie de venir parler. Pas devant la rose étoilée, après tout, elle n’a pas sa place là. Elle n’a pas envie qu’elle sache lire comme un livre ouvert. Il y a des secrets qu’elle souhaite garder secrets Mais bien vite ses pensées reviennent à la réalité, elle mort sa lèvre inférieure des bouts des dents, elle aurait mieux fait de ses terres. Elle a voulu trop toucher la lumière, on finit par s’y brûler, vu l’insecte qu’elle est. Elle reste assez sur le sol à regarder l’étoile bouger à quelques années lumières de la douceur des cookies. Mais son ventre se fait entendre, un cookie ne suffit pas. Cependant, elle dépose le jus de fruit, qu’elle abandonne en prenant un cookie pour simplement le grignoter du bout des lèvres. Pensive. Peut-être que ses petits morceaux d’ailes tombent parce qu’elle n’est pas assez légère ? Être aussi légère qu’un papillon, pourquoi pas ? La voix de l’autre féline la tire de ses pensées, à nouveaux.

«Tu supporterais pas, pas la peine que je te répondes. Tu tiendrais à peine le shit, ou le sucre. Je me demande à quelle réunion tu trouves, celles de antipathiques anonymes ? » Elle est froide et sec, elle n’a pas à le savoir. Et puis, elle demandera pourquoi, et tout ce qui suit. « Et puis, t’en rien à foutre. »

Anthea sert son corps un peu plus contre elle, elle sert tout ce qui disloque, au final, elle fuit. Comme toujours. Elle fuit. Puis, croire à ses histoires d’âmes-sœurs s’est débile. C’est comme être une enfant capricieuse, qui cherche toujours l’aide des autres pour exister. La pause est finie, soulagement pour la poupée désarticulée, mais les bousculades l’entrainent un peu plus proche de la lumière. Elle va se bruler, si elle continue. Elle sert encore ses bras contre elle, la suite l’effraie, mais elle n’a pas envie, pas vraiment, de la voir partir. Elle apprécierait presque le fait de l’attirer en dehors des autres. Ses pupilles entrelacent celles de l’étoilée en face.

« Si c’est pour le nom de mon dealer, tu l’auras pas. Pis, j’donne pas aux inconnues. » Le ton possède une touche de froideur mais il se veut humoristique. Expression de la gêne présente. « T’as enfin décidé à quelle sauce tu allais me manger ?»

Le contact contre sa peau rend son épaule chaude. Etonnée qu’elle puisse encore ressentir un peu de chaleur dans ce corps froid. Ses pommettes se teintent légèrement de rouge, quand elle se rend compte que l’étoilée le fait autant d’effet. Peut-être l’expression d’un corps frustré et d’une sexualité mal assumée.

« Je peux au moins à voir le nom du monstre qui va m’bouffer ? »

Elle ouvre quelques pages de sa vie, elle offre une page blanche où noter le nom de l’étoilée. Etoile qu’elle cherchera à atteindre. D’une façon, ou d’une autre. Parce que son cœur faible à besoin de chaleur, et l’étoilée semble en être sans fond. Suffit de passer un peu au-dessus de toutes ses chaines.
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message posté : Dim 11 Juin - 10:43


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Anthéa✧ Joan
« Dommage que je sois venue en civile dans ce cas. Tu te serais pas habillé comme la faucheuse. »

La phrase est là juste pour ne pas donner raison à cet enfant sans manière. Même si l’idée de la voir dans une tenue de flic comme on peut en trouver en magasin à halloween lui plait bien. Elle serait un peu moins macabres et bien plus attirante. On y verrait au moins quelques chose à ce corps caché. C’est un peu comme si cette première rencontre devait absolument se baser sur l’essentiel et qu’elle n’avait droit qu’à un regard sur le visage palot de son interlocutrice. L’univers veut qu’elle se concentre sur une conversation dérisoire.

« Si tu tiens absolument à ramasser quelques chose, je t’invite à venir faire le ménage samedi. »

Petit sourire radieux, elle est satisfaite de sa connerie ironique. Comme si tant de bêtises débités si rapidement allait pousser l’autre à fuir. Les piques sur sa tenue et les menaces ne semblent pas avoir marché. Elle tente juste sa seconde option. Il est dommage que cet enfant n’ait pas assez de piquant pour lui faire fermer la bouche car elle ne compte pas s’arrêter malgré les remarques sur sa consommation de sucre. Vexée, Joan devient un peu plus tenace. Elle croque un bout de cheville pour empêcher la fuite de sa proie. Le combat risque d’être long et pénible car malgré un coup de croc, l’adversaire continue de se débattre. Le combat n’a rien d’équitable, la gamine parle bizarrement avec ses métaphores de drogués. La policière pantoise écoute ce discours sans aucune réaction. Elle ne sait pas quoi faire face à ce genre de situation. Pourtant au bout de quelques secondes, elle éclate de rire.

« T’as de drôle de délires, toi ! » Elle n’attend pas de réponse qu’elle s’approche de Mercredi pour lui murmurer : « T’es sous l’effet de la drogue ? »

Elle ne voudrait pas lui faire honte en le criant en plein milieu de la salle alors qu’ils essaient tous d’arrêter. La conversation a beau ne pas être des plus plaisantes, elle respecte quand même la distraction de luxe que peut s’offrir l’enfant. Elle veut jouer sans la détruire. Le jouet n’est pas assez vieux pour déjà disparaitre. Jouer avec la nourriture n’est pas une bonne chose mais elle ne peut engloutir d’une bouchée sa proie. Et puis elle a perdu l’appétit avec les critiques physique à son égard.

« Un deuxième cookie, en plus du jus... T’as peur de rien ! »

Gratuité des paroles dès que le cookie touchent les lippes, elle cherche probablement à la dégouter autant qu’elle l’a été. Ajouter un trouble à la liste ne lui pose pas de problème d’éthique là tout de suite. Elle n’est pas décidé à couper court à la conversation. Finalement peut-être qu’elle apprécie plus que prévu cet échange de mots, à moins que ce ne soit simplement l’expression de sa rancune.

« Comparé le shit et la coke, t’es sûre de pas aller trop loin ? Et pour répondre à ta question, s’ils arrêtaient de changer ces putains de locaux, tu la retrouverais ici-même. » Le sourire trop poli qui veut dire va te faire voir, vient d’apparaitre sur son visage. « Sache que si t’avais pas un tel caractère de cochon, j’en aurais peut-être un truc à foutre. »

Comment ça, elle inverse les rôles ? L’enfant n’a pas meilleur caractère qu’elle, loin de là. C’est peut-être l’optimisme enroulé d’un voile d’orgueil qui déforme sa vision de la situation mais la gamine est vraiment horrible, une môme insupportable. Elle ne parle pas aux réunions, elle se permet d’éviter les questions, qui peut bien l’apprécier quand sa conversation est si limité.

« T’as peur que j’aille lui demander des informations à ton sujet ? Je pense qu’avec quelques épices tu seras bien meilleur qu’avec des sauces aux gouts artificiels.»

Joan ne comprendra cette habitude de parler à tout le monde, sans vouloir donner plus de détails sur les choses si futiles. Les vendeurs d’illusions ne l’intéressent pas, ils ne se sont pas encore approchés de quelqu’un d’important. Et il est rare qu’elle parte à la chasse à l’homme après ses heures. Enfin… Ca lui est déjà arrivé mais elle était devant la télé, une manette en mains. La pause est finie, les animaux se poussent pour retrouver leur chaise sans perdre leurs amis. C’est reparti pour trente minutes d’ennuie. Elle redirige l’enfant pour garder le contact visuel. Elle a bien fait car les joues teintées de rose la font sourire. Elles mettent en valeur ses yeux bleus.

« Tu réponds pas à mes question et j’dois te donner mon nom pour te remercier ? T’as qu’à continuer à m’appeler Mouche et j’en ferai de même avec Mercredi. Ce sera nos noms de code pour les réunions. »

L’amusement se fait entendre. Joan se sent complètement ridicule mais elle se laisse aller aux enfantillages qui lui font perdre quelques années. Entre Peter Pan et la famille Addams, il y a peut-être un juste milieu à trouver qui ne rendrait pas ce monde trop coloré ou psychédélique. Il ne faudrait pas que Mercredi stoppe brutalement sa consommation de drogue pour venir sniffer ce nouveau monde.

« Ca t’aide vraiment d’écouter toutes ces conneries ? Tu préfèrerais pas aller manger un bout ou boire un verre? »

Finalement Joan n’est pas d’humeur a écouté trente minutes de jérémiades quand on vient juste de lui mettre l’eau à la bouche avec une conversation plus animée. Le ton est plus calme, tout comme la conversation qui arrive à s’apaiser.

« J’t’invite à manger si t’accepte. Ca t’évitera de te transformer en pot de sucre et on évitera la salade. Tu risquerais de vouloir la fumer. »

Le ton est des plus sérieux comme sa proposition. L’enfant la distrait assez pour vouloir rester en sa compagnie sans vouloir lui croquer une seconde cheville. Elle ne la touchera que du bout des griffes pour ne pas laisser de traces indélébiles.


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message posté : Dim 11 Juin - 23:01



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Joan & Anthea
La comparaison à la mort ne la pique pas, elle porte ces couleurs depuis qu’elle a cessé de croire en la vie. Elle ne se montre pas courroucer, elle se contente d’un sourire qui pourrait plus être un merci qu’autre chose. Mais les mots s’envolent sans trop faire mal, à croire qu’elles se retrouvent l’une face à l’autre, à défendre un jardin secret qu’elles ne veulent pas laisser la porte ouverte. Même si la clé est en chacune de son opposée. Mais aucune n’est prête, elles le savent. Aucune n’est pas prête pour quelque chose d’aussi important, même inconsciemment.  Laisser courir les épines, pour éviter qu’on s’approche trop. Un peu trop vite, et se protéger, de quoi créer une muraille, si jamais ne cela finisse mal.

« Entre les donuts et les pornos, je m’passerai bien de devenir ta bonne à tout faire. » mais elle aimerait bien grappiller un peu de temps, juste un peu. Elle existe au travers des yeux de la fliquette. Même si cela ne durera pas indéfiniment. Elle cherche doucement à prendre un peu de ses secondes d’existences avant de tomber dans l’oubli. « Enfin, un porno ou l’dernier que t’a trouvée dans un bar. »

Chercher un peu plus, si l’amour l’a trouvée, même si ce n’est pas son âme sœur. Même si c’est une catastrophe ce qu’il se passe. Elle aimerait avoir le contrôle, avoir la présence qu’il faut pour avoir le dernier mot. Elle voudrait peut-être briller à côté de l’étoilée, elle voudrait peut-être avoir assez d’éclats pour étinceler aux côtés de la rose. A l’image du petit prince et sa rose. Mais elle n’apprend pas à l’apprivoiser, il y a bien trop d’épines qui l’empêche de cueillir de la douce fleur Et l’apprentissage de l’autre passe par un joute verbale où elle se laisse emporter par les références de sa langue d’adoption Connaître la chanson française peut avoir un avantage certain. La joute est dangereuse, les techniques prises parfois un peu trop proche de l’adversaire, si elle l’attaque sur le poids des cuisses de l’étoilée, elle se retrouve attaquée pour son addiction. Elle se ferme aussi vite qu’on ouvre un livre à la mauvaise page. Elle cherche à fuir et non à la faire fuir.

« Surement la même que la tienne, celle du sucre. » dit-elle d’un ton détaché. Et avec le ventre qui crie et son second cookie entre ses lèvres, l’étoilée ne laisse pas de répit. « Oh, on pourra dire que je mange pour toi. »

Le sourire cherche à la faire fuir un peu plus, mais elle a l’impression d’avoir Heatchliff en face d’elle et d’’être Catherine. Incapable de fuir l’autre, d’une façon ou d’une autre. Mais elle n’a pas envie. Et dans la réalité qui la tient ancrée au sol, elle sait que ça n’est pas du rêve, que l’étoilée est bien trop réel. Elle a une consistance dés plus tangible. Cette tangibilité l’effraie tout de même, alors elle essaie de la faire fuir, piquée un peu plus au vif quand elle parle de son addiction. Elle n’a pas envie qu’elle sache – peut-être que si, à un autre moment – mais l’étoilée n’a pas à savoir. C’est elle qui s’est trompée de local, pas la faute à l’organisation.

« Je peux donc rajouter mauvaise foi, à la liste de tes qualités. » Mais elle rougit plus vite qu’elle ne pense à la suite, elle pourrait lui dire qu’elle n’est pas ce bord mais les mots lui manquent, elle se contente de lui tourner le dos chercher à boire au vu de la vitesse à laquelle elle l’a vidé à la suite. Elle se montre un peu plus distance, elle fuit, simplement, comme toujours, elle fuit sans pouvoir vraiment échapper. « On n’sait jamais, avec ton addiction avec le sucre, tu peux vite faire une overdose avec les mélanges, même avec les épices. »

Le temps est passé, il s’est effiloché entre leurs mots, entre leur bulle qu’elles se construisent sans qu’elles le sachent. Elle a envie de continuer à grappiller du temps, à prendre quelques secondes en plus, encore un peu plus, elle est gourmande de ce que lui offre l’étoilée : elle existe. Mais les obligations du secret la lie ici. Cela ne fera pas partir l’idée qu’elle ne veut pas que Joan parte.

« Cela aurait été la moindre chose, pour te faire pardonner, mais j’admets que Mouche te va bien. Va pour ces noms de codes.  »

La comparaison à mercredi la flatte assez pour qu’elle lui offre un petit sourire sans aucune hostilité, presqu’enfantin, aussi visible que l’amusement dans la voix de Joan. Quand elle entend le mot manger, ses oreilles auraient pu être comparable à ceux d’un chat qui entend le bruit de ses croquettes.

« Ça n’aide personne d’écouter les malheurs des autres. Et tu as parlé de manger. Tant que ça te dérange pas qu’il n’a pas de viande. » Petite requête demandée sur le bout des lèvres, l’enfant n’a pas envie de gêné Mouche dans ses choix de nourritures. « Je n’allais pas t’incommoder avec des narines fragiles, en fumant, Mouche. »

L’enfant ne fait qu’accepter la demande, un petit sourire empli de simplicité. Elle offre une petite place pour ce soir, elle butine avidement l’attention que sa Mouche étoilée lui offre, elle existera un peu plus longtemps, une soirée de plus, un moment de plus, elle vérifie qu’elle a tout ce qu’il faut. De quoi attraper la main de Mouche pour partir avant qu’on ferme réellement les portes. Elle lui fait presser le pas pour ne pas qu’on les enferme, elle se sent doucement grande, elle connait par cœur le dédale du bâtiment pour arriver à la sortir. Elle n’a pas prêté une attention particulière, elle s’est juste assurée que sa partenaire fugitive la suit et que sa main ne quitte pas sa jumelle, même dehors. Cela reste plus inconscient qu’autre chose, elle garde la main de Mouche avant de lâcher et d’attraper le rouge sur ses joues. Elle quitte la patoune du félin avant de tenir son bras opposé.

« Ton estomac de carnivore supportera un repas sans viande ?»

Elle s’assure aussi qu’elle ne fasse pas de faut espoir, l’enfant n’est pas prête à donner son corps à Mouche, ni à quelqu’un d’autre. Les secrets ancrés sur chaque pore de sa peau doit rester sous silence.  
juin 2017
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message posté : Mar 13 Juin - 20:40


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COMME UN SECRET DANS LES SOLITUDES PROFONDES.
Anthéa✧ Joan
L’enfant a des jambes mais semble pourtant avoir oublié leur fonctionnement face au monstre. L’enfant semble bien trop étrange pour penser à fuir. Il suffit de la voir sourire en pensant incarné la mort de par son look. Elle est bien la digne descendante de cette famille gothique dont Mercredi fait partie. La joute est violente : un coup de dent et de griffes pour une main habile qui arrache un pan de peau. Joan ne s’en sort pas sans dégât comme elle aurait aimé le penser en voyant ce petit bout de femme qu’elle imaginait bien trop fragile. Elle l’invite d’ailleurs ironiquement à venir lui rendre visiter pour ramasser les miettes réels de sa vie et non celles imaginaires d’ennemis qui l’entourent en permanence. Saloperie de gamine, elle imagine des choses bizarres et bien stéréotypé sur la policière.

« Tu crois que j’me tape des cadavres et que j’les laisse trainer sur le sol après ? J’suis pas si négligente. Quant aux pornos, sache que je suis une femme moderne, je me fournis sur internet et pas avec des dvd aux vilaines jaquettes. »

Le regard réprobateur, elle ne peut nier qu’elle aime bien la friandise qu’est le donuts. Elle ne les aime pas assez pour les engloutir aussi rapidement que les cookies mais elle ne dit jamais non et sa maison ressemble à celle de la sorcière qui veut rendre les enfants assez gros pour pouvoir à peine les rentrer dans son four. Ca va bien plus rapidement à préparer que les bons plats faits maison. D’ailleurs en parlant de sucreries, c’est son poids et sa taille qui en prennent cher avec une petit réplique incompréhensible de celle qui se prendre pour tweedle dee. Elle comprend chaque mots déjeuner mais mis bout à bout, il la laisse perplexe. N’a-t-on jamais dit que Lewis Caroll était probablement drogué en écrivant ses histoires du pays des merveilles ? La question semble se justifier par le lieu de cette rencontre. Pourtant elle voit l’autre se fermer comme une huitre, à croire qu’elle a enfoncé son doigt trop profondément dans la faille. La satisfaction de l’avoir toucher autant qu’elle l’a fait avec ses hanches imposantes l’empêche de réprimer un sourire satisfait.

« J’espère que mon esprit n’ira pas toucher les étoiles pour si peu…T’es sûre que t’es pas ici juste pour avoir des histoires à raconter ? » La suspicion dans le ton prouve cette difficulté à croire qu’elle ait de réels problèmes si le sucre lui fait tant d’effet. « J’t’ai pas mise en cloque, t’as pas besoin de manger pour deux. »

La moquerie reste le meilleur rempart. Il ne faut pas demander si elle espère manger pour deux dans un état normal, ce qu’il adviendra de la nourriture et des tables si elle était vraiment enceinte. Mieux vaut ne pas l’imaginer car dans sa tête, elle a déjà l’image d’une Mercredi aussi grosse qu’une montgolfière en train de bouffé les serveurs pas assez rapide pour lui apporter son assiette. La vision la fait rire bien plus que la petite réflexion sur son caractère qui la fait littéralement grincer des dents.

« Je suis pas de mauvaise foi, je viens depuis assez longtemps pour pas me tromper de salle. Depuis un an, toutes les réunion se font aux 2b. » Elle se retient de rajouter un petite idiote qui la démange. Ca aurait été la cerise sur le gateaux pour lui prouver qu’elle n’a pas de mauvaise foi et que c’est simplement l’organisation qui est pourri. « Vaudrait mieux que t’arrête de t’enfiler tous les cookies alors. Je risquerais d’avoir une overdose rien qu’en te croquant nature. »

Retour tardif à l’envoyeur sur le plat qui se finit à chaque nouvelle prise si rapide d’un biscuit chocolaté. La réflexion fait sonner la fin de la pause. Les animaux s’entasse dans la même direction, autour du même cercle comme si toutes cela avait du sens. L’enfant prend les teintes d’une fraise à un simple contact, la rendant ainsi bien plus appréciable.

« Me faire pardonner ? T’as pas l’impression que c’est toi qui m’a traité de grosse dès le début de notre conversation. Si y en a une qui doit se faire pardonner c’est bien toi. »

Et bim, prends toi ça ! La mauvaise foi risque de se faire remarquer comme un défaut persistant à ce rythme. Malgré l’ambiance plus détendu et l’amusement que ressent Joan à avoir une conversation sur des surnoms enfantin. Son estomac se fait sentir en silence et la proposition de diner sort de ses lèvres plus rapidement que son cerveau ne peut réfléchir. Il faut dire qu’il n’a pas très rapide quand il n’y a pas de carburant pour l’alimenter et le faire courir. Son appétit se fait pourtant entendre une première fois lorsqu’elle parle d’un diner végétarien.

« Sait-on jamais, tu aurais bien pu la voler pour la fumer plus tard. Après tout tu ne dois pas fonctionner correctement en ne mangeant que de la végétation. »

L’apriori sur une alimentation sans viande est fort, elle qui est si habitué à manger au moins de la charcuterie à presque tous les repas ne peut s’imaginer sans cet aliment si important. Pas le temps de protester, sa main se fait emprisonner par la chaleur de l’autre et elle suit le mouvement pour ne pas lui abandonner son bras. Elle n’a de toute façon aucun intérêt à écouter des drogués pleurer sur leur manque d’argent pour se fournir un nouveau stock. Elle a l’impression de courir derrière l’enfant, comme si elles faisaient le mur à leur âge et n’avait pas de temps à perdre au risque de se faire surprendre par les parents. Elle a l’impression que l’enfant a pris un peu de courage, maintenant que la bête s’est calmée. Elle tient fort la main pour ne pas qu’elle l’oublie en chemin et qu’elles ne puissent plus se retrouver. Le contact ne la dérange pas plus que ça en extérieur et elle peine à comprendre la gêne qui s’installe à nouveau sur les joues pales de la fugitive. Elle récupère sa main sous le bon vouloir de son interlocutrice. Son estomac grogne une seconde fois à l’énonciation de ce nouveau régime alimentaire. Joan affiche un sourire en coin.

« Parce que tu n’es plus au menu ? »

Un rire gras franchi ses lèvres laissant un peu plus sous-entendre le double sens lourd de cette phrase. C’est certain qu’il y a plus fin comme approche mais Joan ne fait pas partie de ces gens-là. La gamine lui a offert un peu de gêne dans des gestes simples pour qu’elle ne l’interprète pas comme une ouverture. Mercredi est bien trop tactile avec une inconnue pour que ce ne soit qu’amicale.

« T’as une idée de restaurant où le premier qui viendra fera l’affaire ? »

Elle n’a jamais prêté attention aux cartes pour connaitre les plats mangeables pour n’importe quel régime étrange. Elle s’y perdrait presque entre ceux qui ne veulent pas de viande, pas de poisson, pas de produit animal, pas de gluten, pas de produit transformés, sans oublié les allergies !

« Profite pas d’être invité pour choisir le restau le plus chère où t’as jamais osé mettre les pieds. » Ce n’est qu’une taquinerie, elle a laissé tomber les menaces. L’appétit est trop présent pour les hostilités. « Je suis en voiture par contre. »

Elle s’approche de la brunette pour lui saisir la main à nouveau et la trainer dans son sillon jusqu’à son carrosse, pas vraiment pimpant. Elle dévérouille les portières au loin et vient ouvrir la porte pour son invité.
« Madame… »
Elle attend que cette dernière rentre avant de fermer la porte derrière elle et d’aller s’installer pour rejoindre le restaurant qu’aura choisis Mercredi.

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message posté : Dim 18 Juin - 23:39



Mainte fleur épanche à regret son parfum doux comme un secret dans les solitudes profondes.
Joan & Anthea
« Pour les cadavres, dis-toi que c’est mieux que les jouets qu’il peut avoir dans ton tiroir ! Au moins, c’est presque vivant. »

Elle n’attaque pas plus loin, elle ne désire pas rentrer dans un domaine dont elle ne maitrise pas. Puis, Anthea n’a pas envie de montrer qu’elle ne sait pas de quoi elle parle. S’aventurer sur la pente du porno ou même du sexe, c’est montrer qu’elle reste l’enfant perdu qui n’a jamais eu ce qu’elle voulait. Puis, qu’elle a continué à fuir dans la charge de travail, qu’elle a fini par tomber doucement dans ses innombrables livres pour ses cours, de quoi oublier qu’elle n’est pas comme les autres. Qu’elle est un peu bancale, un peu cassée, qu’elle ressemble à une poupée décharnée, disloquée. A la recherche d’un peu de poussière de fée, non pas pour voler, mais pour ne pas par finir en morceau. Elle a déjà entendu ça, l’angoisse de morcellement, de ne pas être complète, est-ce qu’elle est folle, est-ce qu’elle l’est ? les questions ne quittent jamais son esprit, accrochées telles des insectes dans du miel, elle se les posent devant cette petite peste. Petite peste qu’elle n’a pas envie de voir partir et dont elle n’a pas envie de quitter, peut-être est-elle prise au piège comme tous les insectes dans le miel qu’elle sécrète.  Mais le miel est bien plus amer que sucrée, le goût ressemble à ses médicaments au goût infect mais qu’on ne peut pas ne pas prendre. Elle se contente d’hausser les épaules à la question de sa présence et d’ignorer le fait de manger pour deux. Si toutes deux se cherchent pour que l’autre reste mais qui se contente de se jeter des boules de neiges derrières une barricade en acier trempé, peut-être qu’elle ferait mieux de couper à la conversation ? Mais dans le fond, elle aime recevoir les boules de neiges de son adversaire, plutôt redoutable.

« Donc, nous parlions de mauvaise foi ?» elle offre un sourire satisfait quand elle grince des dents, peut-être qu’elle partira, elle ? « Peut-être je t’offrirai une mort dont tu ne regretteras pas ! Une overdose de sucre, c’est mieux que de mourir d’un surplus de porno ou de café. » Mais bien vite s’annonce la fin de la pause, elle a presque la sensation de sentir l’angoisse de séparation, elle tremblerait presque mais le restaurant l’attire. « Nous devons chacune nous faire pardonner ? Comme je risquerai de fumer ta salade. » Elle lance un clin d’œil, c’en est presque une blague.

Mais il faut partir, vite, avant de finir à nouveau enfermée. Elle attrape la main de sa complice, la chaleur y laisse sa marque sans qu’elle la brûle plus que cela ne devrait. La chaleur de ce contact lui plait, elle a l’impression de vivre un peu, de presque pouvoir connaître la sérénité, même si c’est une course un peu contre la montre, contre les souvenirs, contre les chaines. Quitte à se libérer, autant amener l’autre dans course. Ne pas se sentir seul, peut-être c’est ce qu’elle ressent à ce moment-là, même. Une fois libre, elle finit par libérer Joan de son emprise à elle, les sentiments et l’envie de fuir la reprendrait presque, mais Joan est sa planche de salut, elle est celle qui peut l’aider – du moins le temps d’une nuit – alors, elle finit par laisser le rouge sur ses joues, elle n’est pas prête à assumer ces pensées. Puis, elle n’est pas prête à assumer sa sexualité. Mais elle finit par être rouge tomate, elle devient ce fruit que l’on confond avec un légume. Mais l’animal blessé s’est laissé mordre par le félin, elle ne peut pas confondre, elle, la phrase. Elle regard ailleurs. Bien que cela ne la dérange pas tellement de finir comme repas, elle n’est simplement pas prête à s’assumer. Elle a envie de détourner l’attention sur autre chose mais elle ne trouve pas, le silence gênant prend place. L’animal n’a qu’une envie, lui dire que ce n’est pas ce qu’elle croit. Pas tellement. Mais anthea a presque envie de se laisser aller. Ce qui l’arrête ? l’état de ce corps décousu. C’est une poupée de chiffon qu’on a cessé de recoudre. On pourrait presque croire que son corps sort de sa cage si douce. Mais le silence se rompt par une simple phrase. Elle remercie d’un simple regard son acolyte de fugue avant que le rouge disparaisse comme on nettoie une plaie, de ces joues.

« Le premier fera l’affaire. Il y a de bons restaurants dans le coin. » Son sourire presque timide donne un peu de couleur à Mercredi. Alors qu’elle regarde Mouche, sa petite taquinerie lui offre un léger rire. « Ne t’en fais pas, je ne voudrais pas te priver d’un an d’abonnement sur tes sites pornos. » Le ton est léger, tout comme son adversaire, la faim est bien trop tenace pour qu’elle puisse lancer une nouvelle bataille. Puis, elle cherche plus à déposer les armes, le temps du dîner. « Pas de soucis, je n’ai pas le mal du transport donc je ne risque de pas vomir sur ta banquette avant. »

Mouche attrape sa main pour l’emmener vers sa voiture, elle la laisser un peu plus fort qu’elle ne devrait, elle n’a pas envie de la voir partir, pas tout de suite. Dans le fond, elle n’a pas envie de la quitter. C’est un peu les signaux qu’elle lance sans qu’elle se rende réellement compte. Et telle une princesse, Mouche se conduit en prince. Elle s’assoie en prenant le moins de place qu’elle peut avant de regarder son conducteur.

« Au bout de cette rue, il y a une brasserie. On y mange bien et tu pourras aiguiser tes canines sur un bon filet mignon, parait-il. » Elle ne quitte pas les mains misent sur le volant, elle angoisse. Qu’est-ce qu’elle va faire après, si Mouche décide d’y planter ses canines de tigresse définitivement. Si elle fuit, elle ne risque pas de la revoir. Et elle n’a pas plus envie d’être plongée dans le noir. Cela est bien trop effrayant. « Tu n’as pas peur que je t’emmène dans mon repère de camé ? Tu es bien confiante, Mouche ! » Elle laisse un rire doux sortir d’entre ses lèvres, elle prend presque vie. « Bon, Mouche, t’as pas envie de mettre de la musique ? »

Le silence l’effraie, comme toujours. Ne pas savoir quoi dire, c’est presque une supplique, brise le silence, ne reste pas là sans rien dire. Le silence est bien plus mordant que la féline à ses côtés.
juin 2017
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message posté : Lun 19 Juin - 21:44


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Anthéa✧ Joan
« T’insinue qu’il me supplie pas de les sortir du tiroir quand ils vibrent dedans ? Je suis persuadée qu’ils font de meilleurs amants qu’un corps froid et rigide. »

L’enfant perd de sa répartie, elle oublie la moitié de la discussion pour attaquer de façon plus concentrée. Joan pourrait croire qu’elle s’essouffle. Mercredi ne s’attarde plus et c’est dommage, elle aime bien ce combat d’épée formée de mots. Elle aime bien qu’une si petite créature ose lui tenir tête dans un jeu sans enjeux. Elle sort de sa tanière comme l’ours en elle pour jouer des griffes. Elle se laisse un peu apprivoisé dans cet échange trop jouissif comparé au reste de la soirée. Elle oublie qu’elle ne devrait pas être là et probablement encore moins parlé d’elle  avec ce qui pourrait être une junkie. Elle se convainc pourtant que cette discussion n’aura pas d’effet sur une rencontre future dans le cadre de son métier. Elle ne se laissera pas embobiné par ce petit bout pour être plus clémente. Elle doit bien avoir assez d’argent à gaspiller pour payer une caution.  Pourtant si elle se laisse apprivoiser, elle n’aime pas qu’on lui tire les poils sans aucune raison. L’enfant est trop téméraire à la chercher sur son doux caractère après avoir nommé la taille de ses hanches trop importante.

« Jouer les aventurière sans peur risque de t’apporter des ennuis. Je ne suis pas de mauvaise foi, en tout cas pour ça. »

Le sourire carnassier qui veut lui dire d’aller se faire voir et de se méfier refait surface sans attendre. La sale gosse risquerait d’attirer sa colère plus rapidement que de raisons. Joan n’a jamais apprécié les critiques sur son caractère, encore moins quand elle vient juste de rencontrer celle qui ose s’octroyer ce privilège.

« Tu m’offriras une mort ? Sache que la seule que je te vois m’offrir c’est la petite mort. » La remarque précédente n’est pas passé, la phrase a beau être légère, c’est un ton sérieux et le regard meurtrier qui viennent l’offrir sur un plateau à Mercredi. «  Tu sais au moins ce que ça veut dire ? »

S’assurer que l’adversaire comprenne chaque mot pour saisir le sens de cette attaque si gratuite. Il n’empêche que la voir si habillé lui donne simplement envie de lui retirer toutes ses couches superposés pour admirer la marchandise sans artifice. Envie saine ou simple expression de sa violence refoulée, elle n’en a que faire. Elle espère grappiller les seconde pour finir au lit avec cette inconnue à la peau couleur neige et à l’âme ténèbres.    

« Si tu piques dans mon assiette, tu vas rencontrer ma fourchette ! »

Le ton est plus doux, ce n’est qu’une mise en garde. Elle ne supporte pas qu’on pique dans son assiette sans autorisation, encore moins lorsqu’elle compte manger ce qui vient de lui être volé. Vilaine aventurière risque de se prendre un coup de patte avant la fin de leur rencontre mais la cloche sonne le départ. Elle devra se retenir pour ne pas se venger en publique de tous les affronts qu’elle lui offre sans même broncher. Elle se montre plus aventureuse. Elle offre une petite remarque remplie de sous-entendu qui fait mouche. L’humaine se transforme en tomate, ça ferait presque rire Joan de lui faire tant d’effet. Elle se dit qu’elle finira qu’un peu plus rapidement sous ses draps. L’innocente invitation au restaurant ne l’est pas autant que prévue et son comportement le laisse facilement deviner. De la pire face visible, elle passe à ce qu’elle peut offrir de mieux.

« Si je veux regarder un porno, je le paie pas, j’te rassure. Si tu as besoin d’aide pour trouver de bon film , fais-moi signe. T’as l’air d’en faire une fixette. » La chaleur des corps manque à l’appel mais se fait entendre dans sa voix. Elle ne veut plus la chasser à grand coup de râteau comme le monstre hors norme qu’elle considère avoir en face d’elle. «  J’espérais que tu fasses au moins ça par la fenêtre, quel manque cruel d’éducation ! »

Parce que oui vomir dès le premier voyage en tête à tête dans une voiture, même si peu luxueuse que la sienne ne fait pas bonne impression. Encore moins lorsqu’il faut frotter les tapis dans l’espoir de les récupérer et que l’odeur s’évanouisse. Oh non, elle ne veut pas connaitre le bonheur de roulé fenêtre ouverte peu importe le jour et l’heure. La prévention faite elle traine sa comparse à sa suite, elle ne dit rien sur la main qui la serre comme si elle allait disparaitre à la seconde même ou le contact sera rompu alors que plus tôt la simple liaison de leurs doigts a rendu écrevisse Mercredi. Elle se comporte comme la plus charmante des femmes, ouvrant poliment la porte à sa passagère avant de prendre place derrière le volant.

« Si c’est l’endroit que madame à choisit pour manger sa verdure, c’est l’endroit où nous irons. » Son sourire marque l’amusement au moment même où le moteur se met enfin à ronronner. «  T’aurais trop peur de m’y emmener ! Pour le peu que je te connais t’as trop peur que j’y fasse une descente avec des collègues et que tu puisses plus te fournir. Mais tu ferais une co-détenue de choix, une fois la lumière éteinte. Je te l’accorde ! »

Les sous-entendues n’en sont plu, elle met ses grosses patte dans le plat sans même une excuse. Ses pensées sont sorties sans filtre. La voiture démarre, elle se rend dans la direction indiquée mais à peine bougé, la gamine lui demande déjà la musique. Automatiquement elle allume l’auto-radio qui est toujours sur l’écoute de ses vieilles musiques. Les notes de piano emplissent l’habitacle, avant que la voix chaude d’Aretha Franklin les cache pour entamer A change is gonna come à un volume déraisonnable.

« T’as pas peur qu’on t’entende plus crier si c’est moi qui t’enlève, Mercredi ? Que diraient tes parents ? Notre fille est un exemple, elle ne parle pas de son dealeur mais monte en voiture avec la première inconnue qui lui propose un repas ? » Elle tient à merveille la voix de la mère bourgeoise qu'on voit dans les films. Une main glisse de son volant à la cuisse de l’enfant qu’elle tapote sans quitter la route du regard. « T’as de la chance d’être moins appétissante qu’un filet mignon car j’adore manger les petits enfants dodus. »

Elle éclate d’un rire tonitruant, avant de claquer sa mâchoire à la façon d’un crocodile en direction de sa passagère. Son attention revient bien vite à la priorité, elle ne voudrait pas emboutir une autre voiture en se parquant à l’endroit indiqué.

« Madame saura se détacher et sortir seule ou veut-elle que je vienne lui ouvrir la porte telle une princesse ? »

Sa ceinture est détachée, elle attend la réponse pour savoir si elle peut sortir de la voiture et se diriger directement en direction du restaurant ou si au contraire, elle devra venir sortir son otage.


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message posté : Dim 25 Juin - 0:33



Mainte fleur épanche à regret son parfum doux comme un secret dans les solitudes profondes.
Joan & Anthea
Elle s’aventure sur les pentes glissantes, comme toujours. « si t’aimes baiser du plastique, tant mieux pour toi. » le ton n’appelle pas à avoir le dernier mot, elle n’a pas envie d’en savoir plus. L’enfant presque jalouse de ne pas savoir ce que l’on peut ressentir réellement dans ce genre de cas. Mais elle coupe court à toutes joutes verbales, elle n’a pas envie de se perde sur les terrains aussi glissants. Ils n’ont rien d’un petit garçon ou d’un animal au pelage roux, l’un ne cherche pas un ami et l’autre ne cherche pas à retrouve sa rose. Couper court lui semble la meilleure solution, comme toujours, parce que ses griffes ne sont pas si acérées qu’on puisse le croire. Il manque un peu de véhémence. Juste ce qu’il faut. Mais elle n’hésite pas à attaquer sur les petites fissures et la mauvaise foi plus que présente du démon félin face à elle. Cela lui donne des idées, des mots, elle a envie de marquer quelque part qu’elle a rencontré un félin dont elle n’a pas envie de libérer. La captivité de l’une et l’autre, ou prendre des risques impensables.

« Et je suppose que les ennuies s’appellent Mouche et ne fait même pas un mètre les bras lever ? »

Jouer la provocation, mécanisme numéro un quand il faut faire fuir, attaquer les petites imperfections, ce qu’il faut pour se faire détester. Elle y enfonce ses griffes et elle attend d’y sentir les crocs serrer un peu plus fort son corps de poupée. Poupée qui laisse les crocs prendre un peu plus de sa chair de plastique. La réflexion sur la petite mort en fait qu’apporter un peu de vie sur ses joues. Elle évite soigneusement son regard.

« Je doute que c’est ce que tu veux, tu n’as pas l’air d’aimer les cadavres. »

La faire fuir et rendre le sujet aussi fade qu’un plat sans sel. Fuir. Fuir quand ça touche à cette intimité qui lui fait battre le cœur à l’idée de pouvoir se perdre dans les bras de l’autre mais qui ne fait que la faire fuir quand l’opportunité pointe le bout de son nez. Mais le temps passe, doux et douloureux, les petites taquineries se font douce, de quoi éloigner l’idée de finir au lit de Mouche. La rencontre avec la fourchette lui offre un léger rire, petite rire qui brise la nuit pour la rendre un peu plus lumineuse. Mais que la féline aux dents acérées ne s’inquiète pas. Elle ne compte pas se servir dans son assiette. Et ni finir dans son lit, c’est bien au-delà des limites. Ses joues toujours aussi rouges qu’elle ouvre la porte aux allusions ne trompent pas, cependant. Elle a envie de s’abandonner, mais elle n’a pas envie de le faire tout de suite, sans connaître Mouche.

« Je pense ne pas avoir besoin d’aide. Dans tous les cas, je doute que tu puisses me satisfaire, j’ai une tendance pour les cadavres et non le plastique. » est-ce que la dégouter lui laissera dans sa tête le goût amer d’être simplement folle ? et ne prendre pas en compte le fait de toutes les opportunités qu’elle laisse en chemin. « Je sais me tenir, je suis une vraie dame, mon cher Mouche ! » Le ton est guindé mais amusée.

La chaleur de ses doigts l’illumine quelques temps, elle n’a pas envie de les quitter mais il faut bien. Elle détend un peu plus l’ambiance – du moins, elle s’y essaie.

« Je doute que les têtes de poulets et les sorts dessinés sur les portes te donne envie d’y aller, même pour une descente. Nous les camés, on fait des trucs bien étrange. »

Le ton se veut sérieux mais la suite ne rend pas aussi certain le ton qu’elle aurait voulu. Elle se taire dans le silence – et dans son siège – pour cacher le feu à ses joues qui prend doucement place sur ses joues. Les joues rouges l’empêchent de faire part du fond de sa pensée. Elle lance l’idée de la musique pour dissiper le malaise qui prend forme au fond de son ventre. Elle esquisse un sourire à Aretha Franklin, elle l’aime assez pour reconnaître le morceau. Elle garde les yeux clos le temps de la musique. La suite, elle se liquéfie sur place, elle est bien plus rouge une fois la main sur sa cuisse. Et toute crispée, les idées loin d’être catholique ne font qu’envahir son esprit, elle respire quand sa main se retire, elle prend même la peine de rire, mais les mots se sont éteints au fond de sa gorge. Elle n’a pas le contrôle des évènements. La question simple la rassure, elle souffle.

« Je ne suis pas une princesse, il faudrait que vous mettiez vos lunettes, Mouche ! »

Elle tire la langue et sort de la voiture. Elle attend Mouche pour prendre place dans le restaurant, de quoi trouver la première table au vu du monde. Une fois les fesses sur le tabouret, elle jette un regard à son téléphone, rien. Elle est soulagée puis s’enfonce dans son lit.

« A part te prendre pour une héroïne du quotidien, que fais-tu Mouche ? »

Apprendre à connaître l’autre l’angoisse, elle a peur de trop en dire et de fuir, comme toujours. La poupée décousue cherche à se recoudre, elle cherche le fil dans les sourires et les regards, dans les mots ou les rires. Peut-être qu’elle a une bobine pleine Joan. Peut-être qu’elle est ce fil dont on parle dans les légendes, l’âme sœur dont on lui parle depuis qu’elle sait comprendre.

« Enfin, en dehors aussi de faire mumuse avec du plastique, je te serai grée de m’épargner les détails. »


Même si dans le fond, elle a envie, apprendre dans les discours. Trouver la force d’affronter l’autre. Et de dire, de dire qui elle aime.

juin 2017
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