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i lost it (july)
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supermarket flowers :: just wanna have fun :: this could be the end of everything :: you could never feel my story

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message posté : Ven 16 Juin - 23:49


'i'm pretty sure soft hands could be useful...' sont les mots amusés qui quittent ses lèvres alors que ses sourcils se haussent. sourire mystérieux planté sur les lèvres alors qu'elle le regarde une seconde ou deux avant de retourner son attention vers la route. c'est facile, c'est léger de discuter avec clyde parfois. il leur suffit de se concentrer un peu pour devenir n'importe qui. enfermée dans un mariage malheureux avec un homme qui ne veut plus rien d'elle, la comtesse a les idées vagues et l'impression persistante qu'elle divague. jusqu'à ce qu'elle tombe sur le ver de terre amoureux d'une étoile. et il devient son ruy blas, transis d'elle et de leur union. ses mains persistantes, son souffle léger, l'homme toujours prêt à lui offrir des baisers par millier car là est la seule richesse qu'il pense posséder.

puis l'histoire se déforme et prend un visage hideux: il y a elle, une main inconnue et possessive sur sa hanche. clyde, plus loin, avec une silhouette dont la palme est posée sur sa joue. des mots qui s'échangent et leur histoire qui se fracasse en dizaines de morceaux coupants. comme un miroir. comme une vitre opaque. où on ne revoit plus rien que le blanc de ce qui aurait pu être. rien d'autre que son propre reflet, ses nombreuses erreurs. ce qu'on aurait pu éviter. (rencontrer son âme-soeur) ce qu'on aurait jamais pu prévoir. (que l'autre rencontre la sienne) le conte a des allures macabres. personne n'en mourrait, de cette union avortée. mais la sirène laisserait sans doute des cadavres de souvenirs derrière elle pour survivre dans les bras d'un autre.

jules sait ce que c'est, d'avoir une maison. de fermer les yeux tous les jours et de ne jamais s'imaginer ailleurs. elle se souvient des premiers mois après la mort de ses parents et le départ de son frère. la môme tournait dans les pièces principales comme un lion en cage, les mouvements saccadés car elle avait toujours l'impression qu'elle allait tomber sur papa et maman en pleine conversation en mettant les pieds dans la salle à manger. mais qu'importe le nombre de fois où elle a éteint la lumière, fermé les volets, rallumé, ils ne sont jamais rentrés et eux, qui représentaient la maison, n'ont jamais cessé de lui manquer.
elle sait que si un être se présentait à elle et arrachait ces sentiments d'elle, la môme n'aurait pas d'autre choix que de s'y soumettre. et jules ferait les choses bien: elle libérerait clyde d'une menace contre lequel il ne peut rien. elle lui offrirait la liberté de faire le tour du monde, encore, d'embrasser mille filles, de trouver l'âme liée à la sienne. de lui passer la bague au doigt comme il l'a fait avec elle.
c'est quelqu'un de bien, jules. elle n'essaierait pas de jouer contre le destin. ce ne serait pas juste, si les âmes soeurs sont vraiment comme on le dit.
mais elle sait que si elle le pouvait, elle ne rencontrerait jamais l'être à qui elle est liée parce que cet instant, entre elle et clyde? il vaut toutes les connections du monde.

'you're not wishing my ever-lasting sadness, darling. i'm happy, right now. when you're not cheating on me in paris...' petit sourire. 'i'm happy.'

le futur incertain laisse place aux erreurs du passé. le corps légèrement penché vers le garçon, elle écoute et ne peut s'empêcher de ricaner à certains moments de son petit discours. puis il parle de bondage et la môme hausse un sourcil, amusée quoi que très peu surprise. il y a quelque chose de puissant qui naît dans la poitrine de celui-ci qui prend le dessus. si l'autre a les mains liés, il n'a pas d'autre choix que d'accepter le plaisir qui lui est donné. il ne peut ni réclamer ni ordonner. de la même façon, perdre l'usage de ses mains rend toute sensation plus compliquée à supporter, plus intense, puisqu'on ne peut rien essayer pour la faire durer si ce n'est demander ou supplier.

'kinky.' qu'elle souffle finalement avant que l'idée ne lui vienne. sourire entendu, elle repose son dos contre le dossier de la chaise et vient tapoter le bois de la table du bout de ses doigts. air machiavélique et sourire innocent décorent son visage en tandem alors qu'elle lui demande quels ont été les endroits les plus étranges où il a eu des relations intimes.

'oh. ok. i think i'm kinda turned on by this story. are you a top or a bottom?' qu'elle demande en riant à moitié, quoi qu'un peu déconcentrée par les images qui flottent dans son esprit. puis, jules, elle a les yeux rivés sur clyde. et le garçon rougit, surement un peu gêné, surement un peu timide. la sirène, elle tuerait pour le voir plus souvent comme ça. parce que cela veut dire qu'il dit la vérité, qu'elle lui arrache des confessions de quelques mots délicats. elle voudrait passer ses lèvres partout où le rouge vient colorer ses joues. elle voudrait capturer d'autres vérités de quelques baisers langoureux. parce que c'est facile.
parce qu'il est sien et qu'elle a tous les droits.

puis l'air change. devient plus lourd. il a sa main sur la sienne et fait glisser ses doigts sur sa peau comme certains joueraient d'un instrument. il raconte et la môme hausse un sourcil, visiblement étonnée de savoir qu'elle fait partie de la liste. puis un rire quand elle entend la conclusion. 'your poor childhood... yet it was time to end it, y'know. you're what, almost thirty? time to let go, grandpa.' qu'elle souffle, plus moqueuse que sérieuse, avant de réfléchir à ses propres histoires.

'hm. i had sex in my brother's room. jack's bedroom. i was so pissed at him because he was being a dick. so i came home with lila. cute girl, great hair, and i had my way with her in his bed. i didn't even change the sheets. he was sooooooo mad.' quelques gloussements semi-délicats quand elle se souvient de son visage quand il est rentré. les sourcils froncés, le nez retroussé, ses poings qui tapaient contre la porte de la chambre de jules, demandant: what the fuck did you do in my room, asshole?
c'était le bon temps.
'aaaaand, i met a boy in the summer, i was... eighteen, maybe? i used to ask him to read poetry while we were doing, you know, stuff. he had the voice of an angel and i could listen to him all day long. once, he asked me to follow him in a closet and i didn't even hesitate. we did what we had to do, then he just left and i never saw him again. it was weird. and great. i'm not sure how i feel about that one.' qu'elle marmonne, l'air égaré une seconde.

'i'm not ashamed of any of them...' qu'elle annonce rapidement, avant de relever les yeux. froncement de sourcils. 'are you?' puis un semi-rire qui ne s'échappe qu'à moitié de ses lèvres avant qu'elle ne lève les deux mains pour l'arrêter avant qu'il ne parle. 'yeah, nevermind. the boss is coming and i don't want joe to hear me talking about sex.' un clin d'oeil avant que la silhouette trapue du vieil homme ne s'approche, petit calepin à la main.
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message posté : Sam 17 Juin - 22:19



 

I lost it, and there's no more to say

— Jules et Clyde
Les incohérences  : Il ne veut pas s'imaginer ce qu'il ressentira ce jour-là, le jour où elle lui dira avec la même voix qu'elle lui a confié ses peines dans la voiture un peu plus tôt qu'elle a rencontré son âme-sœur. Il n'ose pas imaginer le regard qu'elle aura, entre la déception et la pitié pas plus que la manière dont elle lui prendra la main, une dernière fois. Il lui est aussi impossible de savoir la tête qu'il fera, ou s'il se mettrait à pleurer. Mais une chose est certaine, c'est qu'un monde entier se sera écroulé. Car même si le jour de leur mariage il ne s'est imaginé une vie entière à ses côtés, et n'a pas non plus réellement réfléchi à ce qu'un tel engagement impliquait, aujourd'hui il en a pris conscience. D'une manière inattendue, quotidienne.

"And years from that dreadful day you stopped being mine, I'll still be there for you. Wherever I am, no matter what country I've decided to settle in, I will... Even if it's just to... just to talk about anything, or if you need me for any serious matter..."

Il espère qu'il sera comme ça, quand ce jour viendra. Qu'il ne sera pas simplement rendu amer par cette perte et ce bonheur arraché, qu'il se mettra pas à la détester pour simplement embrasser son destin. La laissera-t-il partir sans drame, sans les moindres crises clydiennes ? Sera-t-il de ces époux qui se confinent dans le déni et font traîner la procédure de divorce pour simplement humer ce quotidien quelques semaines de plus ? Peut être qu'il serait plus sage qu'il ait ces tristes papiers déjà près, rangés dans un tiroir pour qu'il ne puisse pas la retenir.

"But if it's to ask me to babysit the children you and that lucky bastard will have, I'll make sure they know how to ask for a martini in ten languages. Oh, and how to woo women."

Il finit sa phrase sur un clin d'œil, sachant pertinemment que même pour juste ça il serait capable de revenir. Même pour l'apercevoir une seconde, quand elle sera partie. Clyde ne s'embête pas à considérer le jour où il rencontrera cette personne imposée, car il sait que ça ne changera rien à sa vie. Il sait que Jules est un choix qu'il a fait, une décision qui a été sienne et que l'action des autres, même mystique et grande, ne saurait remettre en question.

C'est un délice, la manière dont elle écoute et se laisse transporter. Les émotions qui traversent ce regard ourlé, et ses réactions qui lui laissent les joues rosent les lèvres pincées par la gêne douce.

"Bottom, mostly, et il se souvient de ces moments interdits, de cet autre détenu qui doit encore y être, derrière les barreaux. And he's the one that draw that star on my knee, you know, the one I'm so proud of."

C'est évident, qu'elle sait de quoi il parle : aucun grand magasin ni même restaurant ou vague connaissance n'a jamais échappé à la vue de cette étoile.

Il se désole un peu, de la sentir se raidir quand il évoque cette nuit-là. Car c'était merveilleux, c'est juste que c'était la première fois que quelqu'un y partageait son lit, et quelque chose qu'il n'aurait jamais cru faire. Mais il y a cette note légère, quand elle le vieillit presque trop. Un léger rire dans la bouche de Clyde.

"I'm twenty five, wife, I'm still young enough to be foolish and all. Maybe when I turn forty I'll stop behaving like a kid. But untill then..."

Non, même à soixante-dix ans il sera toujours le même.

Puis Clyde s'étonne de l'histoire qu'elle glisse à ses oreilles, de cet interdit qui demeure même des années après cette terrible farce. Dans les gestes, les rires qui échappent à sa femme, il ne peut s'empêcher de l'imaginer dans les bras d'une Lila. Bien qu'il n'ait aucune idée de l'allure de la chambre, la largeur du lit ou de toute autre chose, les images restent. C'est un tumulte de draps, ce sont des bouches qui ne se quittent presque pas. La nudité qu'il se suggère achève la couleur de ses joues, qui n'est pas prête de partir.

"Oh dear sweet thing, il a le regard entre les rires et l'admiration pour la sirène qu'il a épousé, you do have a fucking PhD in revenge sex ! I would've never guessed you were sooooo wild..."

Clyde est admiratif devant cette femme qu'il découvre en tout temps. Et il se passionne pour cette famille qu'il découvre tout juste par anecdotes, qui lui laissent l'impression d'une véritable fratrie. Car il y a des farces, car la complicité transparait dans ses mots. Serait-il envieux ? Très certainement, mais de la bonne manière.

Il est amusé par le poète et sa muse, par les nuits qu'il imagine entre les beaux mots et les beaux gestes. Mais comme en tout temps, Clyde rajoute sa vision des choses, l'air taquin.

"That guy is a mystery to my eyes, sweet thing. I can't help having my mouth busy with you skin, and you drive me so crazy... Oh, really I can't figure out how he manages to keep his tongue to poetry. "

Oh, that was kinky. Et avant que les mots ne puissent aller plus loin, laissant alors des questions en suspend, le propriétaire du restaurant vient prendre leur commande. Clyde bégaie, Clyde se demande s'il va réussir à commander une pizza après une telle discussion. Il sera si perturbé qu'il n'osera même pas se commander une bière.

Il s'est redressé, pour s'écarter de cette Jules qui le distrait tant, pour éviter d'avoir le regard courant sur ses épaules et les contours de son visage.

"I guess I'm gonna take... whatever Jules always orders, Clyde est intimidé, d'être face à un morceau de vie de sa femme. Il aurait presque envie de le scruter pendant des heures, et le ferait si ce n'était pas singulièrement impoli. And for the little baby girl over here, désignant la superbe sirène d'un mouvement de main, the kid menu's fine."

Il s'essaie à une énième marque d'humour, qu'il ponctue de son air le plus sérieux. Ce n'est pas drôle, si elle est la seule à briller pour ses douces moqueries et son don pour la piquante répartition.

Une fois l'homme parti, Clyde se penche à nouveau vers Jules, l'idée d'une phrase au bord des lèvres. Il a sa main sur son poignet, glissant ses doigts sous le début de sa manche.

"You're arousing me so much and in a way I thought impossible, wife. Maybe we should talk about something else than sex, otherwise I'm gonna... I don't know what I gonna do : cry or kidnappe you, but let's avoid those two situations."

C'est tendre, quand il la regarde. Elle et ses cheveux, elle et ses yeux. Incapable de savoir ce qu'il préfère chez elle, incapable de dire si c'est son franc-parlé ou sa merveille, ou simplement cette présence indéniable qu'il lui trouve.

"So, your brother's name starts with a J, and so does yours. Is that a family tradition, like the Kardashian's ?"


  MAY
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