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message posté : Dim 11 Juin - 12:58


never give up on family
matthews' family
La vaisselle qui commençait à s'entasser depuis des jours dans l'évier. Le panier de linge sale qui débordait. La pile de linge à repasser qui se faisait de plus en plus haute.  Les plats préparés qui étaient encore sur le table. Leur appartement ne ressemblait plus à rien. Enfin si, il ressemble à quelque chose. Il ressemble à un appartement qui a été ravagé après une tornade. Eneko. Oui, la tornade s'appelle Eneko. Bambin aux allures d'ange. Seulement aux allures. Bambi qui ne cesse de pleurer. Bambin impossible à calmer. Bambi qui ne s'endort lorsqu'il est épuisé. Chose qui n'arrive malheureusement pas souvent. Un moment qu'il fallait profiter, savourer. Un peu de calme. Un moment où les voisins ne frappent pas à la porte pour ce plaindre, pour ne pas les menacer d'expulsion à cause de ses cris incessants.  Rousse qui s'attendait à être accueillit avec les cris, avec les pleurs, avec les supplications de son aîné au plus jeune d'arrêter, de se calmer, que tout va bien. Rousse qui a eu l'agréable surprise de ne rien entendre. Peut-être qu'elle était seule. Peut-être que Karma était parti se promener avec ce démon de frère pour éviter que les pleurs ne dérange tout l'immeuble. Ou peut-être que ce frère aîné en ai eu marre, qu'il est parti loin de tout ça. Alors, la gamine s'était précipité dans la chambre de son aîné pour vérifier s'il était encore bien présent, s'il ne s'était pas éloigné d'elle une fois de plus. Elle avait la main sur la poignée, hésitant quelques secondes avant de l'ouvrir. Sans doute par peur de ce qu'elle voir ou plutôt par peur de ce qu'elle ne pourra pas voir. Alors, doucement, elle avait ouvert cette porte, passant doucement sa tête pour voir quelque chose. Et la peur s'en était allée doucement. Karma était toujours là. Eneko aussi. Ils dormaient. Ils étaient calmes. Moment bien trop rare. Moment qu'il faut apprécier.


Et la rousse s'était installé dans le canapé. Un peu de repos pour elle. Journée interminable qui venait de se terminé. D'abord le ciné, puis le bar. Travail qui s'enchaînait sans moment de pause. Et le lendemain, elle recommençait. Moment de pause dont elle profitait au maximum. Et quelque chose avait attiré son regard. Un petit tas de lettre. Factures impayées. Relance. Rien de nouveau. Ou presque. Une lettre qu'elle n'avait jamais vu avant. Une lettre qui avait attiré sa curiosité. Et la peur avait fait de nouveau son apparition. Les services sociaux. Est-ce que c'était un de leur voisin qui les avait prévenus ? Est-ce qu'ils en avaient autant marre des pleurs d'Eneko qu'ils ont décidé de faire quelque chose ? Est-ce que quelqu'un avait dit qu'ils s'occupaient mal de leur cadet. Et la panique. La peur d'être de nouveau séparer d'un membre de sa famille. Un membre encore innocent qui ne demande rien. La peur de ne pas être à la hauteur de s'occuper de son petit frère. La peur, la panique était bien présente. Et un sursaut lorsqu'elle entendit des bruits de pas. Karma se trouvait derrière elle. « Pourquoi tu ne m'as rien dit. » Voix qui se brisait. Parce qu'elle n'est plus une gamine. Elle peut comprendre. Elle peut essayer de trouver des solutions. Il ne doit pas être le seul à avoir ce poids sur les épaules.
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message posté : Dim 25 Juin - 20:39


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Tu te bats contre toi-même, démon aux yeux ocre. Tu te perds dans l’étendue d’une vie bousillée, par toi, par eux, par tous. T’es que l’ombre de toi-même, t’es perdu dans tout ce que tu renvoies, t’es pas comme tu le décris. T’es perdu dans une folie, dans une chose qui te perturbe et qui te frappe en pleine face. Juste une lettre, une lettre, une lettre qui remettait tout en question, tout ton travail, toute ta vie, tout ce en quoi tu croyais. Les voisins qui avaient cru bon de signaler aux services sociaux qu'Eneko n’arrêtait pas de pleurer, ceux qui avaient cru que vous étiez des mauvais tuteurs légaux, des mauvaises personnes.

Alors t’as craqué, tu t’es mis à pleurer, mais tu l’as dit à personne, t’as voulu le dire à personne, parce que tu gardes tout pour toi, toujours, tout le temps, parce que les gens n’auraient pas compris, parce que tu ne veux pas d’aide, parce que tu trouves ça trop compliqué de t’exprimer, tu trouves ça trop dur d’avouer. Parce que tu ne voulais pas inquiéter Nerissa, parce que tu voulais la protéger comme tu l’avais toujours voulu, parce que tu ne voulais pas qu’elle te voit comme un fardeau, comme quelqu’un qui n’arrivait pas à gérer sa famille, tu ne voulais pas qu’elle se sente encore une fois abandonnée. Parce que oui, Nerissa avait été abandonné, par tes parents, toi t’essayais de la voir quand tu pouvais à chaque fois que tu le pouvais, parce que c’était comme ça que c’était ta petite sœur qu'elle et toi aviez vu ensemble les pires horreurs de ce monde, parce qu’elle était une partie de toi une partie de ton univers, parce qu’elle était et est toujours ta petite sœur et que tu l’aimes.

Mais, cette journée avait été épuisante, encore les mêmes visages a photographié, encore et encore, comme une mélodie, symphonie, toujours les larmes de ton petit frère, toujours les mêmes supplications le même visage cerné et fatigué que t’arbores quand ça ne va pas, pourtant tu devrais, le dire, informer, dire que tout va bien qu’il ne supporte juste pas l’absence de sa mère, de son père, de tes parents, prison dans laquelle tu refuses d’aller que tu refuses d’approcher de peur d’avoir soudainement un couteau sous le cou, ils ont toujours été nocif, violents, traitre de ces gens qui ne devraient pas avoir d’enfant, pourtant t’étais et t’es toujours la digne progéniture de ces gens. Alors tu t’étais endormie en même temps qu’Eneko quand les cris avaient enfin cessé, peut-être que les voisins ont cru que tu l’avais enfin égorgé mais non il était juste épuisé. Puis tu t’étais réveillé, sommeil léger quand t’avais entendu ta sœur rentrée, encore dans le flou et les yeux fermés quand elle avait ouvert la porte, mais tu t’étais levé enfin, après avoir vérifié qu’Eneko ne risquait rien, et t’avait vu cette lettre qu’elle regardait, qu’elle lisait, la panique sur ton visage, les bras autour de ton corps comme pour te protéger, tu ne voulais pas lui faire de la peine tu n’avais jamais voulu.

« Nerissa je… J'suis désolé je voulais pas t’inquiéter. »

Les lèvres mordus et le regard baissé.

« Je suis sûr qu’il va finir par se calmer et ils verront qu’il n'est pas mal traité ici, avec nous. »

Avec vous, parce que vous êtes sa famille, la seule qu’il ait encore ce petit bout de chou.
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message posté : Lun 26 Juin - 19:52


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Juste un peu de repos. C'est ce qu'elle voulait rien de plus. Et lorsqu'elle était arrivée à l'appartement, elle a cru que ses prières avaient été exaucé quand en arrivant à l'appartement, elle n'avait entendu aucun cris, aucun pleurs. Eneko n'était pas en train de faire une crise. Et bon sang, que c'était reposant. Le calme à l'appartement, c'est bien trop rare, alors autant en profiter. Mais il faut croire que ce petit moment de bonheur était de courte durée. Il fallait qu'elle tombe sur cette lettre. Cette lettre qui n'annonçait rien de bon. Le genre de lettres que ces parents avaient dû recevoir, il y a déjà quelques années, mais dont ils en avaient rien à faire. Une lettre que son frère avait tenté de cacher, parmi cette montagne de facture. Sans doute avait-il pensé qu'elle n'irait pas regarder là. A croire que la curiosité de la rousse lui avait fait défaut. La peur s'était emparée d'elle. Est-ce qu'ils avaient l'air de si mauvais tuteurs que ça ? Est-ce que c'était à cause des pleurs ? Juste pour ça ? Après tout, ils ne maltraitaient pas Eneko. Ils lui donnent tout ce qu'il faut. Pourquoi on devrait le leur enlever. Elle ne voulait pas être séparée une nouvelle fois d'un des membres de sa famille. Ce n'était pas juste. Et Karma était dans le salon. Pourquoi il ne lui avait pas dit plus tôt. Pourquoi lui avait-il caché ça. Est-ce qu'il pensait qu'elle n'avait pas les épaules pour pouvoir s'occuper de cette situation. « Nerissa je… J'suis désolé je voulais pas t’inquiéter. » Karma qui avait ses bras autours de lui. Geste qu'il fait pour se protéger. Elle le sait. Ce n'était pas la première fois qu'elle le voyait agir comme ça. « Je suis sûr qu’il va finir par se calmer et ils verront qu’il n'est pas mal traité ici, avec nous. » La jeune femme s'était levé du canapé pour aller vers son aîné. Elle avait posé un de ses mains sur un des bras. L'autre main sous son menton pour pouvoir relevé la tête pour qu'il puisse la regarder droit dans les yeux. « On va leur montrer qu'on est des tuteurs géniaux pour Eneko. Qu'on est même les meilleurs. Et personne ne pourra nous enlever ce petit monstre. C'est le notre et à personne d'autre. » Le regard de la jeune Matthews avait changé. Certes, il y avait sans doute encore quelques larmes aux coins de ses yeux, mais la peur avait disparu laissant place à la détermination. Elle n'allait pas laisser Eneko partir si facilement. Elle n'allait pas faire comme ses parents qui n'avait rien fait pour qu'on ne l'enlève pas à sa famille. Elle allait prouver une fois de plus qu'elle était meilleure que ça, qu'elle n'était pas comme eux. Dès que Nerissa avait quelque chose en tête, il était impossible de le lui enlever. « On va d'abord ranger l'appartement. C'est sûr que s'ils viennent et qu'ils voient ça, ils auront une mauvaise impression. On va tout bien ranger, nettoyer. On va vérifier si tout est en ordre niveau sécurité. D'accord ? Personne va nous enlever Eneko. Personne. » De toute façon, elle ne pourrait sans doute pas le supporter. Karma non plus. Eneko, c'était leur chance de faire quelque chose de bien après tout.
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