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message posté : Lun 12 Juin - 13:57



   

A night of art and everything else

— Ezra et Clyde
La foule et deux hommes  : C'est une soirée de décadence au milieu des œuvres d'art, d'un artiste originaire de New York qu'il n'est pas certain de connaître. C'est presque un mystère, la raison de cette invitation : ce n'est pas ce couple de Bridgestone qui collectionne l'art, ça c'est l'activité favorite de ses parents. Du père, qui se prend pour un Médicis à accrocher sur les murs de leurs différentes maisons les peintures d'inconnus et d'éminences, à envoyer mille et un chèque aux artistes adorés. Clyde peut être touché par les couleurs, d'une manière latente qu'il ne comprend pas. Et pas assez forte pour qu'il puisse admirer les formes qui se dessine sur toiles, plutôt que la comédie humaine qui observe en silence, ou en ne faisait rien d'autre que de parler des banalités.

Mais ce soir, au milieu des arts, il y a la musique qui entraîne les corps les uns contre les autres et rares sont ceux qui se dédient aux œuvres de l'artiste. L'artiste lui-même s'est oublié et danse au milieu d'un million de personne.

Clyde a laissé Jules s'échapper entre ses doigts, virevolter ailleurs pendant qu'il se dirige vers les alcools servis. Il la regarde et contemple ce charme qui la quitte jamais, cette aisance dont il n'a jamais été capable à moins d'avoir déjà trop bu. Et du début de son verre à sa fin, il n'y a qu'une unique œuvre d'art dont il observe la beauté, et celle-ci n'est pas accrochée au mur.

Ce soir il ne dansera pas, ce soir il n'en a pas envie. Chose étrange à avouer, il aurait préféré rester dans la chambre d'hôtel et demander au room-service une ribambelle de mets délicieux et s'endormir devant x-files. Mais il fait déjà ça si souvent quand elle n'est pas là qu'il ne peut pas se permettre de l'entraîner dans cette léthargie. Surtout pas après l'histoire de Paris, pas après ce pardon qu'elle lui a accordé sans y revenir. Pourtant, ce corps subit le manque de ce qu'il a abandonné ce soir-là, pour faire preuve de bonne fois. Ce corps hurle pour une substance qu'il se refuse, et les cernes que Jules l'a aidé à camoufler en témoigne.

Mais il y a une tête au loin qu'il connait, une tête qu'il sait remplie de mots et d'idées, de merveilles et d'intelligence. Clyde brise les groupes, se mêlent aux badauds avec un verre entre ses doigts et l'envie de s'enfuir.

"Viens mec, je suis ton saveur ce soir."

Il a sans doute interrompu une conversion, ou simplement des pensées. Clyde en a souvent rien à faire, car l'incohérente politesse des autres rend mal sur lui, sonne bien plus faux que la plus mauvaise des comédies.

"Dis-moi que t'es pas le seul à trouver con que personne ne fasse attention aux tableaux, alors qu'on est censé être venus pour ça."

Il montre du doigt les tristes œuvres accrochées aux murs, et qui ne sont l'attention principale de personne.
   MAY
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message posté : Mar 13 Juin - 3:42



   

A night of art and everything else

— Ezra et Clyde
Sourires hypocrites collés sur les visages, parures un peu trop luxueuses, un peu trop soignées, alcool trop cher dans les verres tenus entre les mains parfaitement manucurées, comme un nouvel accessoire de mode, comme la nouvelle élégance, la nouvelle tendance.
Jamais qu'une soirée de plus dans ta vie pourtant, dans les soirées de cette élite à laquelle tu n'appartenais pas, n'a jamais appartenu, jamais qu'une soirée de plus à les regarder du coin de l’œil, à reproduire dans un mimétisme parfait la plus petite expression, le plus petit geste, jusqu’à t'en donner le vertige.
Cinq ans déjà, cinq ans pourtant, cinq années complètes et tu ne te sentais toujours pas à ta place à leurs côtés, tu savais que pour un regard extérieur tu leur ressemblais trait pour trait, les mêmes regards, les mêmes expressions, les mêmes postures, la même perfection feinte, tu avais toujours eu ce talent si particulier pour mentir, pour imiter.

Acteur improvisé avec la vie pour seul décors, tu en étais toujours à analyser, à observer, à essayer de comprendre les codes, les règles de cette micro-société à laquelle tu te sentais si étranger.
Tu cherchais encore à comprendre pourquoi aller dans des galeries d'arts si ce n'était que pour danser et pour boire, tu te demandais encore pourquoi ils n'allaient pas tout simplement dans les bars, dans les boîtes de nuit, tu t'en doutais pourtant, toujours cette question d'apparence, d'appartenance, ce besoin presque maladif d'enrober les choses pour qu'elles aient l'air belles aux yeux du monde, pour donner envie et attirer, s'enfermer dans une galerie d'art pour avoir l'air cultivé alors qu'il ne s'agissait jamais que de s'adonner à la même débauche que le reste du monde, la même perte de grâce juste voilée, juste camouflée, s'enfermer dans une prison dorée.
Mais toi, Ezra, tu voyais bien tout ça, avec ta lucidité habituelle, ton recul et ton regard parfois acerbe et cruel sur le monde qui t'entourait,  une intelligence sans limite qui dormait derrière ton apparence, des idées, un besoin de se révolter et parfois tu avais juste envie de laisser tomber, de te mettre à hurler, de leur crier qu'ils avaient beau essayer de se convaincre qu'ils étaient meilleurs grâce à la taille de leur porte monnaie, ils n'étaient jamais que des humains comme tous les autres, perdus, effrayés. Tu avais envie de leur dire d'arrêter de se mentir, qu'à la fin rien de tout ça n'aurait compté, l'argent, les faux semblants, à la toute fin, face à la faucheuse, ils seraient comme n'importe qui, démunis et assaillis par les regrets, mais tu ne disais rien de tout cela parce qu'il aurait fallu que tu sois toi-même prêt à te dévoiler, à montrer qui tu étais, à détruire ce mur qui te séparait de ta véritable personnalité, ce mur que tu avais toi-même érigé.

Alors tu restais juste là, la coupe de champagne entre les doigts, l'ébauche d'un sourire un peu trop forcé sur le visage, tu restais là, l'image même de la superficialité à discuter des pires futilités alors qu'intérieurement tu fulminais, alors que tu rêvais juste de t'éclipser, d'aller regarder les œuvres, prendre des notes pour toi-même, pour le moment où tu rentrerais enfin au foyer et où tu pourrais t'isoler sur le toit les yeux rivés vers le ciel étoilé. Le moment où ton carnet en main tu te perdrais dans tes dessins, dans tes textes, tes réflexions sur la vie, dans ces mots, cet encre qui noircissait les pages depuis des années, les traces du passage sur terre d'un esprit impossible à calmer, enragé, enchaîné, qui réclamait de plus en plus souvent sa liberté.
Mais tu étais là, le verre qui se vidait, alors qu'un autre le remplaçait, tu étais là attendant l'ivresse pour oublier, pour supporter la soirée quand soudain, comme sorti de nul part, tu le vis en train de se diriger vers toi, brisant les groupes, se frayant tant bien que mal un passage avant de couper la parole à ton interlocuteur que tu n'écoutais de toute façon que d'une oreille bien distraite, pas plus passionné que ça par les dernières frasques en date d'une célébrité victime attitrée de la presse à scandale.

"Viens mec, je suis ton saveur ce soir."

Immédiatement un sourire, sincère celui-là, se dessina sur tes lèvres et l'espace d'un instant l'envie de lâcher un commentaire sur le fait que tu n'étais pas vraiment une princesse en détresse à secourir te vint mais dans un éclair de lucidité tu réalisas que peut-être bien que si, tu l'étais.

« Veuillez m'excuser, je dois m'absenter »

Quelques mots comme récités, une formule apprise et répétée, éculée par le poids des années.
Un sourire un peu trop poli et un dernier regard plus tard tu tournais le dos à la personne avec qui tu discutais pour rejoindre Clyde un peu plus loin. Immédiatement tu te sentis libéré, plus forcé de faire semblant, de surveiller le moindre de tes gestes, le moindre de tes mots, plus obligé de feindre une politesse exacerbée qui ne te correspondait pas à toi pour qui les mots grossiers étaient presque devenus des exclamations, des mots de liaison, avec lui pas besoin de t'encombrer de tout ces ronds de jambes qui t'insupportaient, si sauveur était peut être exagéré, il était en tout cas une bouffée d'air frais, un peu de liberté au milieu du triste spectacle humain qu'était cette soirée.

"Dis-moi que t'es pas le seul à trouver con que personne ne fasse attention aux tableaux, alors qu'on est censé être venus pour ça."

Cette fois ce fut plus qu'un simple sourire, ce fut un rire qui t'échappa malgré toi, son un peu trop cristallin et enfantin qui contrastait avec ton visage si dur et adulte, qui contrastait tout autant avec l'ambiance trop guindée de la pièce qui vous entourait et que tu embrassais du regard d'un air un peu trop dégoûté.

« Ils sont juste venu ici pour picoler et baiser, l'art ils s'en foutent c'est juste une excuse pour se donner l'impression d'être mieux que le reste de l'humanité. Tu veux pas aller plus loin ? C'est pas comme s'ils allaient remarquer notre absence de toute façon »

C'était vrai, il le savait comme toi, à cette heure avancée la plupart avaient déjà l'esprit bien trop embrouillé pour  ne serait-ce que se souvenir de leur identité

   MAY
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message posté : Mar 13 Juin - 15:58



   

A night of art and everything else

— Ezra et Clyde
La foule et deux hommes  : Il l'arrache aux futilités dans lesquels Ezra navigue avec moins d'aisance que les autres. Il l'arrache car il sait que la profondeur de ses pensées est immense, et qu'elle se heurte à ce monde auquel il n'appartient pas, et n'appartiendra jamais. On croit s'y faire, on croit s'y fondre, mais il n'y a rien qui sait réparer les erreurs des naissances, des lieux de vie premiers côtoyés. Clyde s'y est fait dès ses plus jeunes années, sait y évoluer sans se corrompre tout à fait.

C'est pour ça qu'il a peur pour Jules, sa Bonnie. Qu'il se morfond parfois pour Ezra, pour ces deux personnes qui ne méritent pas ces interactions empoisonnées. Ils s'y heurtent pour la survie, pour garder la tête hors de l'eau dans un monde hostile.

"Je vous le rendrais en un seul morceau, promis."

Il a un clin d'œil pour la personne qui sera laissée seule, et l'envie de lui dire qu'il ne reviendra pas, qu'Ezra aura mieux à faire, meilleure conversation à avoir que les imbécilités des autres. Même Clyde ne s'est jamais intéressée aux potins des autres, même Clyde qui fait tout pour avoir les yeux du monde sur ses moindres faits et gestes. Même lui, qui ne vaut mieux que personne, méprise ceux-là.

"Elle te racontait quoi ? Qu'une nana d'Hollywood attrapée avec de la drogue dans l'avion ? Ca arrive tous les jeudis, ça."

Il espère que ce n'est pas de lui qu'on parle, que ce n'est pas de son escapade à Paris avec une inconnue. Pas pour son égo, par pour cet orgueil qui le ronge mais pour Jules. Il ne veut pas qu'elle entende le venin des autres, les mots-poisons qu'ils aiment tant utiliser.

Ezra et lui se retrouvent près des œuvres d'art que personne ne regarde, pas même le créateur. Elles sont ignorées au milieu de ce tumulte d'alcool, de glam et tant d'autres drames et amours qui s'y déroulent et se délient.

Ils regardent ces ignorées, et certainement qu'ils se sentent comme elles. Ils sont aussi des pièces d'art que personne ne prend le temps de découvrir, tombent dans les apparences qu'ils laissent couler. Aucun des deux ne dévoile cette intelligence, cette passion pour la culture et tout ce qui se trame dans le monde. La politique et les arts, le fond de la pensée et les intimes pensées seront confiées et débattues tout en profitant de ce que leur monde à a offrir. Il y aura le champagne, il y aura les cigarettes et les drogues douces que Clyde s'autorise encore.

"Même moi, alors que je suis strictement comme eux, je m'arrête pour apprécier les couleurs et le coup de pinceau. Même moi je sais qu'il y a des lieux pour les frasques, et d'autres pour simplement regarder. Et eux, ils disent qu'ils aiment l'art à chaque fin de phrase, mais c'est faux. Les projections d'alcool ruinent une peinture fragile, et les fumées grisent les toiles."

Si les tableaux lui rappellent son père et son amour pour les maîtres incompris, même s'il pourrait les détester en l'honneur ce père haineux, il ne le fait pas.

"Oh, celui-là serait merveilleux chez... J'allais dire chez moi, mais j'oublie toujours que je vis à l'hôtel."

La cigarette qu'il fume se laisse tombée au sol, et sera écrasée par une chaussure à la noble semelle. Dior, contre cendre.

"Mais t'as raison, on va aller plus loin. Je déteste cette musique de toute façon."

Il avance et s'assure qu'Ezra le suit, s'assure qu'il n'est pas seul au milieu de cette foule. Ils s'écartent du bruit d'un commun accord, de tous ces autres qui les lassent et blessent. Clyde ne sait pas trop où il mène ce long couloir, si ce n'est pas simplement une boucle et qu'ils vont revenir à cette salle surpeuplée.

"Tu te rends compte qu'on pourrait repartir avec un tableau et personne ne le verrait ?"

C'est à cause de son prénom qu'il s'imagine parfois bandit. C'est à cause de Jules aussi, qui vole dans les magasins qu'il s'aimerait aussi téméraire qu'elle. Il y pensera peut être en repartant.
   MAY
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message posté : Sam 1 Juil - 1:39



   

A night of art and everything else

— Ezra et Clyde
Loin de la foule, loin d'eux, ces autres avec qui tu avais si peu en commun et qui te racontaient tous les uns après les autres des histoires pour lesquelles tu n'éprouvais pas une once d'intérêt, tu as commencé à redevenir celui que tu étais vraiment, effaçant ce sourire trop poli, trop lisse de tes lèvres, reprenant ta manière habituelle de t'exprimer, ton accent certes très léger, ton vocabulaire familier, laissant même le mépris transparaître dans ta voix alors que tu parlais d'eux à Clyde, de leurs faux semblant, leur hypocrisie, leur besoin de constamment cacher leur envie d'évasion, leur besoin d'oublier, tu ne savais même pas si tu les détestais, les méprisais ou si tu avais pitié. Toi, tu venais d'un endroit où les gens aimaient l'art pour ce qu'il était, où l'art n'était pas une excuse pour cacher l'envie de draguer, de baiser, ou de picoler, toi tu venais d'un endroit où le mensonge n'était pas un trait de personnalité, et encore moins valorisé, toi tu faisais partie de ceux qui prenaient ouvertement des drogues, de l'alcool, qui il y a encore quelques années enchaînaient les conquêtes sans le moindre regret, tu venais d'un milieu où consommer n'était pas un secret, où personne ne se cachait, où les scandales, les potins n'avaient pas le moindre intérêt, et parce que tu étais arrivé là par hasard, et même si tu arrivais probablement à donner l'impression de savoir t'intégrer, tu étais toujours bien trop soulagé quand quelqu'un, souvent Clyde, t'arrachait à ce genre de compagnie non-désirée, tout comme à l'instant-même il t'arrachait au cynisme de tes pensées.

"Elle te racontait quoi ? Qu'une nana d'Hollywood attrapée avec de la drogue dans l'avion ? Ca arrive tous les jeudis, ça."

Un léger sourire en coin s'est dessiné sur ton visage, brisant l'air si sérieux, presque énervé que tu avais eu la seconde précédente alors que tu parlais d'eux en termes peu élogieux, c'était probablement une des choses que tu aimais le plus chez Clyde, en dehors de vos personnalités si similaires qu'il te semblait parfois qu'il était une des rares personnes à avoir la capacité de comprendre exactement tes pensées, ce recul sur les choses, ce recul sur le monde qui l'avait vu naître, cette lucidité et ce cynisme que vous partagiez

« Je sais pas, je faisais semblant d'écouter »

Et c'était vrai, tu avais compris bien assez vite que dans ce monde s'il y avait une chose que les gens affectionnaient bien plus que d'être écouté, c'était de s'écouter eux-même parler, tu avais rapidement compris qu'emportés dans leurs histoires, leurs drames insignifiants qui semblaient les passionner, tu pouvais parfaitement te contenter de hocher la tête à intervalle régulier, en émettant seulement quelques onomatopées, ainsi tu t'évitais de t'énerver, tu évitais les mots que tu retenais de s'échapper, tu t'évitais de leur hurler ce que toi tu avais vécu, à quel point leurs notions de drames étaient à des kilomètres de la vie réelle, tu étais un gamin du foyer, un gosse qui avait dû fuir pour espérer survivre, tu étais un gamin qu'on avait tenté d'assassiner, d'effacer, une voix qu'on avait voulu réduire au silence, les voir obnubilés par une telle superficialité te révoltait, pour eux, comme pour toi, le mieux était encore de ne pas écouter et de feindre l'intérêt

Une nouvelle fois, ce fut la voix de ton ami qui te sortit de tes pensées, alors que les yeux rivés sur les toiles accrochées, les toiles ignorées, abandonnées, il commentait tes mots, te rejoignait sur le fait que cette foule anonyme prétendait aimer l'art sans pourtant y prêter attention, juste pour valoriser leur image, améliorer leurs réputations déjà bien écornées mais ce ne fut pourtant pas ces mots-là qui te firent réagir, ce fut les tout premiers qu'il avait prononcé « même moi alors que je suis strictement comme eux », parce que tu n'étais pas d'accord, parce qu'il n'était pas comme eux, Clyde, parce qu'il n'était comme personne, à part peut-être comme toi, un peu.

« Soit pas con, t'es pas comme eux Clyde...Je veux dire ouais tu viens peut-être du même milieu mais c'est pas ça qui importe et qui définit qui tu es, sinon je serais une espèce de fanatique religieux comme mes parents à ce compte là »

Est-ce qu'il savait ? Est-ce qu'il ne savait pas ? Tu ne savais pas, ne savais plus ce que tu avais osé lui confier ou pas, rares étaient les personnes à savoir que tu avais eu des parents avant d'arriver à Philadelphie, tous s'imaginaient que tu avais été placé très jeune au foyer, peu savaient ce à quoi tu avais vraiment échappé, mais qu'il le sache ou non, tu ne te sentais pas gêné à l'idée de lui en parler, il en savait assez sur toi, sur la personne qui se cachait réellement derrière le masque que tu te forçais à porter, il en savait déjà assez au delà des apparences pour que tu puisses lui faire assez confiance et évoquer ton passé en toute liberté.

En silence, et avec un léger sourire de remerciement lorsqu'il accepta que vous partiez plus loin, tu lui emboîtas le pas dans le couloir, allumant d'un même geste une cigarette que tu glissais entre tes lèvres, nicotine qui se mélangeait à l'alcool dans ton sang, qui se propageait dans tes poumons alors que tu l'écoutais constater que vous pourriez repartir avec un tableau, personne ne le remarquerait, tous autant qu'ils étaient trop perdus dans les vapeurs d'alcool, dans le brouillard de drogues diverses et variées pour le constater, mots qui sortirent alors de ta bouche, un peu trop impulsivement, à blâmer,  peut-être l'alcool dans ton sang, ou peut-être ton éternelle impulsivité

« On a qu'à le faire »

A moitié amusé, à moitié sérieux, une seule chose était sûre, il n'avait qu'un seul mot à prononcer



   MAY
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