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message posté : Dim 18 Juin - 21:49


Everybody's family has problems.
Tybalt & Caleb
Sometimes problems don't require a solution to solve them; instead they require maturity to outgrow them.

Tu devrais être loin, tu devrais être très loin d’ici, gamin perdu dans sa ville de naissance, de toute façon c’est toujours la même chose alors bon, ça fait trois ans, trois ans que tu mens. Trois ans dont tu fais semblant, trois ans que tu combats tes démons intérieurs, que tu combats ta famille, trois quand qu’ils te proposent de l’argent, tes parents, trois ans qu’ils te supplient de ne pas parler de leur homophobie et du fait qu’ils soient totalement contre tes études d’art. Tu mens, tu les laisses dire qu’ils t’ont payé une école en France, une école prestigieuse, ils disent qu’ils sont fiers de toi. Pourtant ils mentent, ils te détestent, te menacent et pourtant te supplient, de ne rien dire, de ne pas faire de vagues, de ne pas contacter tes frères et sœurs. Pour être honnête t’es désolé de faire ça, mais tu supposes que tu t’en remettras. De toute façon t’as toujours cru que ta famille te détestait, toute ta famille, parce que t’es différent, t’es bizarre, tu ne rentres pas dans le moule tu te brises les ailes petit à petit. Alors tu prends des risques, toujours, souvent, tu grimpes trop haut, tu te pends à un bras, t’as envie de lâcher mais tu le fais pas.
T’as peur, t’as peur de laisser ton âme sœur seule, t’as vu tellement de gens se déchirer, se suicider, essayait de se trouver dans l’art et qui au final se suicides. C’est joyeux n’est ce pas ? T’es déprimé et pourtant t’as avoué à Meira que t’étais toujours en ville. Tu sais qu’elle te déteste, tu l’as sentie dès le moment où elle t’a répondu, mais ce n'est pas très grave, t’as l’habitude, on te regarde de haut, on te juge, y avait que ce gars qui te jugeait pas et pourtant tu l’as vu qu'une fois, et Alfie, t’es pas à ta place, t’aimerais parcourir le monde, en avion ou peu importe, t’aimerais juste découvrir, peindre des paysages, t’aimerais te baigner dans une eau un peu trop bleue, au milieu de plein de rochers. T’aimerais, t’espère, déjà voir la France aurait été un rêve, mais t’es bloqué aux États-Unis, t’es bloqué dans cette ville et dans cette monotonie. Tu sors, quelques secondes, parce que tout ça te donne mal à la tête, la beauté, le prestige, l’argent que mettent tous ces gens près d’eux, des parures beaucoup trop chères, ça te fait penser à ces trucs que tes parents organisaient et ça te donne mal à la tête, peut-être qu’ils en organisent toujours en fait. Alors tu sors, oui, tu vas dans la rue, celle banale, entre deux magasins qui se ferment pour la nuit, t’as l’air pathétique à respirer l’air frais du soir, les yeux fermés, le dos contre le mur, presque au sol. T’as les mains dans tes cheveux t'es peut-être un gosse trop fragile pour ce monde.
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message posté : Ven 23 Juin - 17:58




everybody's family has problems. - w/ Caleb

Tybalt avait étrangement réussi à garder son calme -en tout cas, en voyant son frère. Plus ou moins. La rage alimentée par des années de tristesse et de confusion lui était montée aux lèvres, dangereuse, empoissonnée, mais il avait réussi à la garder en lui, les dents serrer. Enfin, pendant un certain temps en tout cas... Il ne fallait pas non plus venir l'ennuyer, il n'était pas d'humeur.
Mais ce bal était enfin (plus ou moins) terminé. Les gens commençaient doucement mais surement à rentrer chez eux, accrochés aux bras de leur âme-soeur, pour rejoindre leurs stupides petites familles alors leurs stupides gosses. Qu'ils rentrent. Il était encore tôt; Tyb voulait encore sortir, pour mieux se bourrer la gueule, oublier ce qu'il savait depuis le départ : que ses parents étaient des connards. Il le savait, le pire était là ; et pourtant, pas une seule seconde il s'était douté de leur mensonge. Il aurait du, surtout quand ils évitaient son regard quand Tybalt posait la question. Mais il n'avait rien dit, rien fait, parce que Caleb était le petit mouton noir de la famille, il avait l'impression que ses parents parlaient toujours de son petit frère de cette façon, les yeux fuyants, le nez froncé.

Une fois dehors, le beau brun sortit une cigarette de son paquet presque vide. Il fumait énormément ces derniers temps. Tybalt avait justement commencé à fumer quand son petit frère était parti, il y a des années de cela. Pour palier à la solitude, surement. Palier au fait d'être le dernier homme de la famille, en plus d'être le premier enfant.
Cheveux en arrière, beau costume bleu et cigarette au bec, Tyb crachait lentement la fumée, adossé au mur. Une silhouette un peu plus loin attira son attention ; une forme presque familière mais perdue, au milieu de deux magasins, à moitié par terre, une main dans ses cheveux. Ces cheveux, il les connaît bien. C'est Caleb, il en mettrait sa main à couper.

Il était fébrile mais n'osait rien montrer alors que Tybalt s'approchait de cette forme, très lentement, comme s'il avait peur de surprendre ce souvenir et qu'il fuit. Il s'installa à côté, se laissant glisser contre le mur sale pour finir à la même hauteur, sans rien dire, sans retirer cette cigarette d'entre ses lèvres. La fumée brûle ses yeux, mais il ne dit rien, ne bouge pas. Jusqu'à ce qu'il crache la fumée et tourne enfin le visage, ses yeux clairs se fixant sur la douloureuse forme de son frère. « Ça fait trois ans déjà. » c'était simple, mais douloureux. La voix rendue rauque par la cigarette c'était brisée au milieu de sa phrase. Il se racla la gorge, presque honteux. Une nouvelle bouffée de fumée qui remplie ses poumons puis la rue. « Trois ans et tu nous a rien dit, Caleb. » prononcer son nom c'est douloureux, cassant, mais il le fait quand même, parce que c'est son frère, parce que c'est Caleb.


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